L’équipe des cadettes de l’U.S. Lectoure se déplaçait samedi en région toulousaine pour y affronter l’Entente Seilh-Aussonne-Fenouillet. Face à une équipe rompue à la compétition, les Lectouroises, plus jeunes et pour la plupart néophytes de la balle ovale, ont fait l’expérience de l’adversité. Le score est sans appel : 135 à 0.
Au-delà de la feuille de score, qui ne dit pas tout des efforts consentis sur le terrain, se cache cependant une image peu reluisante du rugby amateur. Les jeunes gersoises, avides de jeu malgré leurs limites actuelles, ont ainsi dû faire face à un adversaire plus fort, mais surtout moins porté sur les valeurs du sport. Accueillies à coups de gestes obscènes et d’insultes, les joueuses de l’U.S.L., en quête de repères, ont ensuite eu à jouer sur un terrain non tracé pour la pratique du rugby. Après un coup d’envoi retardé de trois-quarts d’heure, le match en lui-même fut arbitré façon « maison »; comme si le besoin s’en faisait sentir.
C'est donc avec les valises lourdes et le cœur gros que l’équipe a rejoint Lectoure, non sans incompréhension et exaspération face à ce déplacement disputé dans des conditions houleuses. Et à en croire Michel Darparens, responsable des catégories jeunes de l’U.S.L., ces situations sont assez « courantes dès lors que l’on joue en périphérie de Toulouse ». Le club a, de nouveau, écrit à la Ligue de rugby d'Occitanie pour « dénoncer la réception dont il a été l’objet ».
On croyait les valeurs de l’ovalie aussi partagées que le bon sens mais la réalité dépasse souvent la fiction.
V.M