Des inscriptions visant Emmanuel Macron et l’institution judiciaire ont été découvertes sur la façade du tribunal d’Auch. Les faits, qui remonteraient à deux ou trois jours selon les autorités, interviennent dans un climat social déjà marqué par des tensions récentes. Une plainte pour dégradations de bien public doit être déposée.
Des tags ont été découverts sur la façade du tribunal d’Auch, au cours des dernières heures. Selon les autorités, les inscriptions pourraient remonter à deux ou trois jours, possiblement à la faveur d’épisodes récents avec plusieurs messages relevés... mais pas totalement terminés. Sur le fond, les inscriptions telles que « Macron justice complice », ne laissent que peu de doute sur la portée politique de l’acte. Les graffitis étaient signés « Zorro », un pseudonyme dont l’origine et la signification restent pour l’heure inconnues.
Ces dégradations interviennent dans un climat social sensible. Ces derniers jours, plusieurs actions revendiquées par des mouvances qualifiées d’ultra-gauche ont été signalées dans la région, dans un contexte de mobilisation sociale et « potentiellement liées » à « l'affaire Quentin », ce jeune homme de 23 ans proche du milieu identitaire, tué dans une rixe, à Lyon. À ce stade, aucun lien formel n’a été établi entre ces différents événements et les tags découverts sur le bâtiment judiciaire... mais « c'est une piste » nous dit-on.
Le parquet devrait déposer plainte pour dégradations de bien public. En attendant, les services techniques doivent intervenir pour effacer les inscriptions, tandis que les autorités rappellent que les atteintes aux bâtiments publics constituent des infractions pénalement répréhensibles.
N.M