Premier bilan de -deuxième- mandat, projet d'Artagnan, Matignon : le député gersois de la majorité Jean-René Cazeneuve répond à nos questions. Et évoque les perspectives 2024.
Vous avez été réélu en juin 2022 au poste de député de la première circonscription du Gers. Quel premier bilan dresser après un an et demi de mandat?
Je pense que j'ai beaucoup appris pendant mon premier mandat et désormais, mes responsabilités à l'Assemblée nationale ont évolué puisque je suis rapporteur général du budget. Je suis davantage à l'Assemblée, ça me permet de tirer la couverture dans le Gers d'une certaine manière, et d'apporter des fonds supplémentaires.
Quels sont les dossiers que vous retenez en ce début de deuxième mandat? On a évoqué ensemble tout récemment la loi immigration. Il y en a d'autres j'imagine.
Il y a beaucoup plus de choses que ça évidemment. Pour moi, 2023, ça s'est caractérisé par l'enclenchement pour l’hôpital d'Auch, je pense qu'on a franchi une étape avec un beau projet, comme sur l’hôpital de Lombez. On a aussi annoncé une nouvelle brigade de gendarmerie à Nougaroulet et lancé la campagne de vaccination pour les canards. C'était très attendu puisque la filière gras est une filière d'excellence pour notre département, pour notre pays. On a une solution qui va nous permettre de sortir de cette situation un peu dramatique que vivaient jusqu'à présent les éleveurs. Donc au total, ce sont plus de 73 millions d'euros de dotations de l’État pour les collectivités du Gers en 2023.
Pour 2024, vous maintenez votre « tour du Gers ».
Je le fais pratiquement en continu, mais je le formalise un peu plus en ce début d'année. Je vais à la rencontre des Gersois avec une douzaine d'étapes dans la circonscription qui me concerne, ce sera dès la semaine prochaine. Elle se termine fin mars. Je rencontre à la fois les élus et je suis à la disposition de tous les concitoyens qui veulent me rencontrer, au plus près du terrain, pour expliquer ce que nous faisons à l'Assemblée et les lois que nous votons, l'impact que ça a pour les Gersois, mais c'est aussi une occasion unique d'écouter les Gersois, ce qu'ils ont à dire, ce qui va, ce qui ne va pas et donc ça me permet d'essayer de fabriquer une loi qui soit encore plus adaptée aux Gersois, à notre territoire.
Un mot sur l'actualité. On a beaucoup parlé du château d'Artagnan à Lupiac. La Safer a opté pour le PDG d'Auchan, il y avait un projet de musée à côté dans lequel vous vous inscrivez. Est-ce qu'un recours est envisagé du côté des collectivités ?
Oui, le dossier n'est pas terminé puisque la Safer a donné un avis consultatif pour ce projet.
Vous le regrettez ?
Oui, je le regrette très sincèrement. Maintenant, il y a une décision au niveau régional, il peut y avoir des recours. Je suis quand même assez surpris de la décision de la Safer. Je les respecte, mais on a d'un côté un projet un peu imprévu et de l'autre un projet collectif porté par la Gascogne, de développement touristique et économique autour de l'image de d'Artagnan. On peut faire venir beaucoup de touristes autour de ce thème et mettre en valeur les produits de la Gascogne, l'esprit gascon. Je ne comprends pas, pour être honnête, la décision qui a été prise. Regardez l'exemple de Marciac. C'est une ville formidable, vous découvrez les produits locaux, vous remplissez les chambres d’hôtes. On attend que la décision soit prise au niveau régional, elle sera définitive.
On parle de remaniement ministériel en ce moment. Votre nom avait circulé il y a six mois. Qu'en est-il aujourd'huiâ¯?
Je fais de la politique depuis pas très longtemps, ce n'est pas mon métier. J'ai eu envie de servir la Gascogne et de me mettre au service des Gersois. Maintenant, je ne sais pas de quoi sera fait demain, je n'ai pas d'ambition particulière en la matière mais c'est vrai que quand on a des positions, des responsabilités, et bien ça peut faire avancer aussi les Gersois. Il faut que je regarde l'intérêt que ça pourrait avoir pour notre département. 2024 sera une année importante.
Une année olympique, aussi.
Oui, je voudrais avoir une petite pensée pour l'équipe de rugby à 7, on aura un regard particulier sur le capitaine Paulin Riva qui est Gersois. Comme eux, j'attaque 2024 avec beaucoup d'optimisme : les nuages sont en train de se dégager cette année en France et dans le Gers.
N.M