Grève à l'usine Danone de Villecomtal-sur-Arros : le groupe prend la parole et évoque des propositions pour aider ses salariés à faire face à l'inflation

Plusieurs usines du Groupe Danone produit frais du pays sont touchées par un mouvement de grève depuis plusieurs jours. C'est le cas de l'usine gersoise de Villecomtal-sur-Arros où des salariés entament leur 4e jour de grève ce mercredi.  Au coeur des tensions : les négociations annuelles obligatoires (NAO). La CGT qui porte les revendications des grévistes réclame une hausse de salaire indexée sur l'inflation, soit une hausse évaluée à 6.2%. Mais selon le syndicat la direction ne souhaiterait pas aller au delà de "4.2% d'augmentation". Une offre jugée "insuffisante", au vu du contexte économique par les grévistes. Les négociations patinent et un nouveau jour de grève semble se profiler demain. Dans un communiqué de presse transmis à la rédaction, le géant français des produits laitiers a souhaité faire le point sur la situation : 

« Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires en cours, nous souhaitons rappeler la réalité des engagements de Danone auprès de nos salariés. Forte de son double projet économique et social, Danone se situe parmi les entreprises les mieux-disantes en termes de salaires. Aussi, le salaire moyen d’un salarié non-cadre chez Danone en France est 30% supérieur à la moyenne du secteur. Par ailleurs, tous les salariés bénéficient d’avantages sociaux de premier plan (protection sociale, primes vacances, participation, intéressement, , etc.). 

Danone évoque une revalorisation de salaire proposée à ses salariés qui s’établit entre 5% et 6%

"Nous avons fait le choix de proposer une revalorisation salariale qui tienne compte du contexte actuel d’inflation inédit (incluant augmentation générale du salaire de base et revalorisation de primes diverses). La revalorisation proposée s’établit entre 5% et 6% pour l’année 2023 en fonction des niveaux de salaire, avec un effort particulier en direction de nos salariés ouvriers, employés et agents de maitrise, plus touchés en proportion par l’inflation.Cette revalorisation s’inscrit dans la même logique que la prime exceptionnelle allant jusqu’à 1000€ versée en 2022 pour les salariés percevant moins de 3 fois le SMIC (soit plus de 5000€ mensuels). Elle s’inscrit aussi dans la recherche d’un juste équilibre entre la nécessaire protection de nos salariés et la prise en compte de l’inflation qui pèse sur nos coûts de production. Au vu du contexte économique incertain, nous souhaitons discuter avec les organisations syndicales représentatives des modalités d’une revoyure en cours d’année 2023, afin de tenir compte de l’évolution de l’inflation. Nous serons toujours au rendez-vous du dialogue."

E.R