Depuis plusieurs jours un mouvement de grève touche les usines et bases logistiques du géant français des produits laitiers : Danone. C'est le cas au sein de l'usine gersoise de Villecomtal-sur-Arros où un piquet de grève est installé devant le site depuis le dimanche 11 décembre par la CGT et Force ouvrière. Au cœur des problématiques : les négociations annuelles obligatoires (NAO). Dans le cadre de ces négociations, les syndicats réclament une hausse de leurs salaires indexée sur l'inflation.
« On demande une hausse des salaires de 10%, mais elle a été refusée par la direction, qui a mentionné qu’elle n’était pas là pour palier à l'inflation. Cette hausse de 10% que l'on demande se justifie par l'inflation de 6,2% qui a été mesuré par l'INSEE. Mais aussi, pour compenser les autres années où la direction n'a pas répondu favorablement à nos demandes de revalorisation de salaires. Nous avons aujourd'hui des salariés qui ont du mal à boucler leur fin de mois face à cette hausse des prix de l'énergie et des produits de consommation du quotidien », explique Olivier Armand, secrétaire CGT au sein de l'usine gersoise.
Des négociations salariales dans l'impasse
Le mouvement est relativement suivi, selon le secrétaire CGT de l'usine, qui avance que "80% des salariés en CDI de l'usine" sont actuellement en grève. Le conflit lui s'enlise depuis plusieurs jours. La direction nationale du groupe laitier a communiqué le 9 décembre une série de propositions, dont une augmentation générale des salaires de 4,9%. Des mesures jugées insuffisantes par les grévistes qui appellent à des efforts supplémentaires de la direction pour augmenter leur pouvoir d'achat. Mais pour l'heure, aucun nouveau round de négociations n'a été organisé par la direction, qui reste inflexible sur ces propositions. Faute d’accord, ce mardi 13 décembre, le mouvement de grève devrait se poursuivre demain pour une 4e journée.
E.R