Le syndicat agricole de la Coordination rurale du Gers promet de s'attaquer aux radars du département "d'ici Noël". En cause? La prise en charge de la vaccination contre la grippe aviaire jugée trop faible.
Communiqué de la Coordination rurale du Gers :
Nous prenons acte de la décision de l’État de continuer la campagne de vaccination de l'influenza aviaire avec une prise en charge à hauteur de 70 % seulement jusqu’à septembre 2025! Une honte nationale !!! Nous avions déjà alerté en août 2024 sur les conséquences l’abaissement de 85 % à 70 % par rapport à la concurrence déloyale vis à vis des pays de l’Union Européenne qui eux n’ont pas cette obligation vaccinale ! Cette fois-ci, l’État vient rajouter une concurrence déloyale interne à la France entre nos différents départements et régions. En effet, depuis peu, les éleveurs dans certaines zones doivent procéder à une troisième injection de vaccin. Sans compter également que nous devons réaliser toutes les semaines des écouvillons de surveillance obligatoire sur nos animaux qu’ils soient morts ou vivants, bien entendu à charge de l’éleveur … soit environ 240€ de plus pour chaque lot de canards en place. En ce qui concerne la prise en charge de la vaccination, certaines zones sont désormais soumises à une troisième contrairement à d’autres qui ne sont qu’à deux doses. Le maintien à 70 % prône donc une distorsion de concurrence sur ceux, qui ont 30 % de la troisième dose à charge à l’inverse de leurs collègues éleveurs qui n’en auront que deux. La troisième dose équivalent à elle seule à une augmentation de charge de 0,20 cts € par animaux. A l’inverse de certains qui ont affirmé avoir été entendus et se vante d’en être les glorieux héros victorieux de cette mesure honteuse, la Coordination Rurale du Gers n’a donc pas été entendu sur cette prise en charge qui devrait être à 100 % gratuite, pour ne pas amener a cette situation de concurrence 100 % déloyale. C’est pourquoi, les radars du Gers seront eux aussi en distorsion de concurrence vis a vis des autres départements et seront d’ici Noël à 100 % éteints jusqu’à ce que l’État français revienne et entende raison.
Rédaction