"L'hôpital rend malade ses propres soignants" : le cri d'alarme de la branche santé du syndicat Force Ouvrière du Gers. Dans le cadre d'une journée d'action nationale, le syndicat appelait les soignants à se mobiliser ce mardi pour dénoncer la dégradation des conditions de travail dans les établissements de santé du département. Dans le Gers, une délégation a notamment rencontré le Préfet du Gers, Xavier Brunetière, et le directeur départemental de l'ARS, Didier Pier Florentin, ce mardi 27 septembre, pour porter leurs revendications, dont les priorités restent des postes supplémentaires et des augmentations de salaires.
"Les difficultés sont identiques dans la plupart des établissements du Gers, et plus généralement aux quatre coins du pays. Il y a tout d'abord la problématique du manque de personnels. Pour avoir une idée, au niveau du groupement hospitalier de territoire (GHT), c'est près de 70 infirmiers qui manquent aujourd'hui. Un manque de personnels qui provoque des fermetures de lits. Pour pallier les absences, les personnels sont rappelés sur leurs jours de repos. Les heures supplémentaires s'accumulent sans aucune reconnaissance derrière. Il y a vraiment un épuisement des soignants aujourd'hui. Ce qu'on dénonce aujourd'hui c'est un vrai problème de moyens et d'effectifs", souligne Nathalie Cassalé, la nouvelle secrétaire départementale Force-Ouvrière Santé du Gers.
E.R