Clémence Meyer, nommée procureure de la République d'Auch, veut "s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur"

Le siège de procureur de la République d'Auch était vacant depuis plusieurs mois. Il a trouvé preneur depuis l'arrivée de Clémence Meyer, 40 ans, qui entend s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur, Jacques-Édouard Andrault.
 
On serait presque tenté de dire : enfin ! Après plusieurs mois d'attente, Clémence Meyer occupe la fonction de procureure de la République d'Auch après le départ de Jacques-Édouard Andrault vers la Dordogne. Âgée de 40 ans, cette mère de famille officiait en tant que vice-procureur à Libourne, en Gironde. Originaire de région parisienne, elle semble avoir cerné les problématiques liées au Gers, finalement pas si éloignées de celles auxquelles elle était confrontée en Gironde. « Elles ne sont pas si différentes finalement, on retrouve, de ce que j'ai pu voir dans mes premières observations, un problème de violence. Et notamment dans le cadre intrafamilial, ce sera une des mes priorités de politique pénale. »
Clémence Meyer entend s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur avec « un accueil des victimes, un placement en garde à vue systématique des mis en cause, des prises en charge des enfants »... « La politique pénale sur cet axe est simple, c'est une réponse systématique dès que les faits sont établis. Soit dans le cadre de déferrement, soit dans le cadre d’alternative aux poursuites, mais avec des mises en œuvre très brèves pour assurer la sécurité de la victime. »
 
Dans un département, qu'elle ne « connaissait que de nom » mais où elle avoue « se plaire » depuis son arrivée en novembre, elle s'étonne de la délinquance liée aux cambriolages. « C'est très surprenant, il y en a énormément dans le département et le taux d'élucidation est assez peu élevé. Et puis l'autre axe sur lequel je serai attentive, c'est en matière de délinquance routière où là aussi, les chiffres sont assez mauvais. Il y a beaucoup à faire. »
 
N.M