Plus de photovoltaïque, moins de fournisseurs. Face à la baisse annoncée par l'Etat du prix de rachat de l'électricité produite par les petites installations photovoltaïques, le sénateur du Gers Franck Montaugé, est monté au créneau à l'occasion du Conseil Supérieur de l'Energie ce jeudi.
La proposition de la Commission de Régulation de l'Energie a jeté un voile sur le monde du photovoltaïque, en particulier dans le secteur agricole, qui concentre près de 80% des projets de production d'énergie solaire sur le segment 0 à 500 kW. Elle prévoit à compter du 1er juillet 2025 la fin du tarif d'achat ayant actuellement court sur cette tranche dite des petites installations, soit un potentiel manque à gagner pour les exploitations dotées. A l'heure actuelle chaque GW d'électricité produit annuellement rapporte près de 400 millions d'euros au monde agricole.
De quoi provoquer la réaction de Franck Montaugé, membre du Conseil Supérieur de l'Energie en sa qualité de sénateur. « Je considère que les porteurs de projets, agriculteurs notamment, doivent percevoir dans la durée un retour sur investissement suffisant. Un équilibre est à trouver entre l’intérêt particulier des producteurs et l’intérêt général national ». Le sénateur du Gers émet de son côté la proposition « d'un calcul des prix de rachats basé sur les ''coûts complets du MWh produit'' des différentes catégories d'installations photovoltaïques concernées ».
Rédaction