A Auch, un centre de ressources LGBTQI+ va ouvrir ses portes à l'automne prochain

Bibliothèque, jeux éducatifs, discussions autour de thématiques liées à la cause LGBTQI. Voilà ce à quoi devrait ressembler le centre de ressources sur lequel travaillent des bénévoles de l'association du planning familial 32. La structure -située dans la rue d'Astorg à Auch- devrait ouvrir ses portes en octobre prochain. Avant un accueil presque permanent à l'horizon 2023.

Quelques jours après l'organisation de la deuxième marche des fiertés dans le Gers, le temps des satisfactions est passé pour Marine et Méli. Ces deux bénévoles de l'association du planning familial 32 se projettent désormais vers l'accueil de personnes LGBTQI+ avec l'ouverture d'un centre de ressources spécialement dédié à la cause. Un cheminement en plusieurs étapes qui devrait conduire à une ouverture presque permanente à l'horizon 2023. « En décembre, on fera un événement sur la transidentité et progressivement, on va ouvrir davantage le centre. Ça sera plus ponctuel en 2023 » affirme Marine, l'une des bénévoles impliquée dans le projet. «  Il y a 40 ans à rattraper, poursuit Méli, également bénévole au planning familial 32. Dans les campagnes, il y a de plus en plus de marches des fiertés, et notre but est que la marche devienne un événement ordinaire, dans la vie de tous les jours. L'ouverture de ce centre s'inscrit finalement dans la continuité de ce qui a été entrepris jusqu'à présent  ».

Toujours tabou en milieu rural

Selon Méli, les discriminations envers les personnes LGBTQI+ persistent en milieu rural. Le Gers n'y échappe pas. « Les chiffres de SOS homophobie sur les violences notamment, augmentent énormément. Il y a des endroits dans le Gers où ce n’est pas possible d’être «PD». Il y a une espèce de protectionnisme autour des valeurs traditionnelles de certaines familles, qui vont largement à l’encontre de ce que l’on veut affirmer comme des normes. C’est mon corps, c’est mes choix. Il y a plein de choses à travailler ».

Le centre ne sera pas un refuge comme il peut en exister ailleurs en France. « Ce sera avant tout des échanges. D'autant que certains parents peuvent avoir des difficultés à communiquer avec leurs enfants, parce que ce n’est pas de leur génération. Il y un fossé entre ce que vivent les ados et les parents, et le centre permettra aussi de réinstaurer un dialogue. Ils seront aussi les bienvenus ».

N.M