Fin de la grève ce mercredi dans les laboratoires Biofusion, et notamment dans les 9 du Tarn-et-Garonne. Après une semaine de mouvement social, les salariés ont repris le travail, et les laboratoires de l'entreprise ont pu rouvrir et fonctionner normalement. L'intersyndicale (CGT, CFDT et FO) dénonçait des rémunérations trop faibles, et des conditions de travail difficiles suite à l'afflux de personnes souhaitant être testées au coronavirus.
3% d'augmentation de salaires
La direction accorde finalement aux salariés 3% d'augmentation de salaire (contre 10% de hausse demandée initialement par les syndicats), une prime COVID de 1.500 euros pour tous les salariés sans conditions d'attribution, ou encore une mutuelle prise en charge à 100%. Christophe Couderc, secrétaire départemental de la CGT, salue cette décision :
« Après 7 jours de grève, nous obtenons une avancée que peu de labos ont obtenus. Pour autant, ces avancées ne sont pas encore suffisantes. Notamment sur le plans des salaires. C'est un milieu où les salaires sont extrêmement bas. La convention collective est plus que lamentable. »
Un domaine peu attractif
En revanche, il n'y a eu pratiquement pas d'avancées sur la demande d'embauche de personnel supplémentaire, notamment en raison des difficultés à recruter, explique Christophe Couderc :
« La direction a embauché quelques CDD sur les chaînes de prélèvement COVID, mais c'est tout. Aujourd'hui, la problématique réside dans les conditions d'entrée dans ce genre d'entreprises. Pour un bac+2, être embauché à 1.200 euros, et savoir que l'on sera bloqué à 1.400 euros nets, ce n'est pas attractif. Si ils trouvent d'autres cieux ailleurs, ils y vont ! »
Au total, Biofusion compte plus de 200 salariés, et possède 20 laboratoires dans la région, répartis en Haute-Garonne, dans le Tarn-et-Garonne et le Lot.
F.P.