Rugby : Fleurance "ni favori ni outsider" de son barrage face à Langon

12 avril 2024 - 07:04

Stop ou encore pour Fleurance ce dimanche en Gironde. Les hommes du trio Dupouy-Carré-De Giusti débutent leurs phases finales de Nationale 2 en barrage à Langon. Une rencontre qui pourrait être la dernière du trio sur le banc.

En Lomagne le changement c'est maintenant. Enfin le plus tard possible quand même … Après cinq ans de loyaux services, de bons d'ailleurs quand on regarde dans le rétroviseur, le trio d'entraineurs de l'AS Fleurance s'apprête à tirer sa révérence. Pour Bernard De Giusti, Mickaël Carré et Nicolas Dupouy, rideau sur cinq années entamées sur la pointe des pieds en Fédérale 1, marquées par le long épisode Covid puis une installation dans les places fortes du nouveau championnat de Nationale 2. « Cinq années fantastiques » pour Nicolas Dupouy qui n'en retiendra « que le positif », dont, à l'heure de fermer la saison 2023-2024 le plaisir d'avoir fait encore mieux que l'année passée ... du moins sur la phase qualificative. « Ca progresse, maintenant, place aux phases finales ».

Pour le staff l'aventure fleurantine s'arrête donc là. Mais où, et surtout quand ? Le premier match couperet de la saison, dimanche, peut aussi bien être le dernier que le début d'une longue série. Comme ce pilier (de bar) qui rechigne à mettre fin à sa frénésie et réclame toujours le verre de plus, pourquoi ne pas adjoindre à l'au-revoir l'ivresse des hauteurs ? Face au zinc, Nicolas Dupouy ne cache ni appréhension, ni ambition. « Il faut arriver à faire abstraction de tout ça et être le plus pertinent possible tout au long de la semaine avec le collectif pour arriver à ce que ça ne soit pas la fin, et qu'on puisse continuer encore pendant quinze jours ».

« On ne part ni favori ni outsider »

Une chose est sûre, le voyage prendra fin en exil. Sur la pelouse girondine exigeante de Langon ? Face à un promu pas dénué d'appétit, qui n'a laissé les visiteurs repartir avec quatre points qu'une fois cette saison, la tâche s'annonce ardue pour des Gersois qui tournent tout de même bien en cette fin de saison. Nul doute que les conditions de déplacement en région bordelaise seront plus agréables que celles qui ont accompagné le dernier en date en banlieue lyonnaise, avec un aller-retour express le dimanche, pour une défaite honorable 18-10 à l'arrivée. « Ce sera plus proche, ce n'est pas pour ça que ça sera plus simple » avertit Nicolas Dupouy, conscient que Langon n'a pas terminé par hasard au 4ème rang de la poule 1.

Pour autant, le futur-ex-manager fleurantin refuse d'endosser le rôle du petit poucet. « On ne part ni favori ni outsider. Ils auront la chance de recevoir, maintenant au rugby jouer à l'extérieur ou à la maison ne change pas grand chose. On essaiera de jouer crânement notre chance ». Face à ce qui se fait de plus offensif en Nationale 2 (550 points marqués par Langon, 449 pour Fleurance), les rangs gersois vont être mis à rude épreuve. Ca tombe bien, depuis le 28 janvier dernier et un match à Rumilly où Fleurance avait pris l'eau (35-10), les bleus et blancs ont redressé la barre loin de leur port d'attache avec seulement 52 points et cinq essais encaissés en trois rencontres à l'extérieur. Condition sine qua non pour exister puisque Langon se présentera reposé sur ce barrage – après avoir fait tourner dans les grandes largeurs et bu la tasse à Cognac (64-17).

En cas de succès : retour à Villeurbanne/Rillieux-la-Pape. Sans penser à la suite, Nicolas Dupouy et l'AS Fleurance ont la recette, « maintenant on sait comment aborder ce genre de déplacements, on sait les gérer tant au niveau de l'intendance que sportivement, donc on y arrivera ». Après cinq ans de montée en puissance, ça vaut le coup d'essayer.

V.M

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