Qui est Philippe Friedrich, le nouveau visage du commissariat d'Auch ?

17 février 2025 - 11:03

Âgé de 52 ans, Philippe Friedrich a pris ses fonctions au début du mois de février au commissariat d'Auch. Stupéfiants, port d'arme ou encore délinquance routière seront les nouveaux enjeux auxquels il sera confronté dans le Gers.

La police nationale du Gers tient son nouveau commissaire. Philippe Friedrich -originaire d'Alsace comme son nom de famille le laisse deviner- est devenu le nouveau patron du commissariat d'Auch au début du mois de février. Ce père de deux enfants, qui affiche un CV déjà bien rempli, entend bien poursuivre les actions de son prédécesseur René Pichon.

BRI, Mayotte, Carpentras

Son parcours démarre il y a trente ans, au commissariat des gares à Paris. Après un bref passage à la brigade mondaine -la brigade de répression du proxénétisme- il rejoint le service de protection des hautes personnalités pendant trois ans, puis l'antenne du service au Conseil de l’Europe, dans sa ville d'origine, à Strasbourg.

La BRI puis le commandement de la compagnie de sécurisation de quartier, à l'époque où l'ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy occupait encore la fonction de ministre de l'Intérieur. Il part dans le Vaucluse et devient commissaire à Carpentras. « Une des communes du département très connectée au réseau de stupéfiants d'envergure » avant de s'envoler vers Sarcelles, Aix-en-Provence puis Mamoudzou, à Mayotte.

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Il passera deux années dans ce département français d'Outre-Mer, récemment ravagé par le cyclone Chido. Les victimes, les images d'arbres couchés par la violence des bourrasques, les abris de fortune dont les taules jonchent encore le sol aux quatre coins de l'île. Un épisode « désolant » durant lequel Philippe Friedrich aura participé aux opérations de secours et de sécurisation. « C'est un territoire dans lequel le fonctionnement de la police est totalement différent de celui de métropole, dans un contexte social, culturel et insulaire très particulier. On a des violences répétées avec des difficultés en lien avec l'immigration clandestine venant des Comores ou d’Afrique de l'Est, ce qui amène aujourd’hui toutes ces discussions sur le droit du sol. Une sorte de sans foi ni loi, où pour un téléphone portable, on peut se faire couper à la machette. » La quiétude du Gers, département dont il ne connaissait que le nom avant d'arriver, offre désormais un nouveau décor au commissaire Friedrich. « De toute façon, j'aurais quitté Mayotte pour n'importe quel département, ça aurait été un choc thermique. Le jour et la nuit. »

« On sera partout où il faut »

Désormais, Philippe Friedrich s'attaque à de nouvelles problématiques, celles auxquelles son prédécesseur René Pichon était déjà confronté. « Rien n'a vraiment changé, on va poursuivre ce qui a été engagé et voir ce qu'on peut améliorer, notamment sur les méthodes de travail. La sécurité du quotidien, le trafic de stupéfiants avec un vrai focus sur les consommateurs, il y a un sujet sur l'offre et la demande. Il n'y a pas de secteur privilégié, on sera partout où il faut, des établissements de nuit aux établissements scolaires »...« On aura aussi une attention particulière aux violences, l'actualité nationale nous rappelle que beaucoup de jeunes ont des couteaux dans la poche. »

N.M

Commentaires(2)

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Nini, il y a 1 mois
Ce n' est pas lui qui a pointer son arme sur un paysan ?
Joseph32, il y a 11 mois
Stupéfiants et infractions routières, les 2 fléaux du Gers à combattre