Pentecôtavic : Oranne, 18 ans, témoigne après avoir été piquée pendant le festival

08 juin 2022 - 15:27
Elle a souhaité témoigner à visage découvert pour alerter sur un fléau qui prend de l'épaisseur ces derniers mois, en France. Oranne, 18 ans, se rappellera longtemps du retour de la féria de Pentacôtavic après deux années marquées par la crise sanitaire. L'événement, qui s'est clôturé lundi après trois jours de fête, a été marqué comme tant d'autres en France par le phénomène des piqûres sauvages. Selon le dernier bilan rendu par le parquet d'Auch en début de semaine, 11 plaintes étaient à déplorer dans le cadre du festival mais dans « l'attente de possibles nouvelles plaintes » avait déclaré le procureur de la République d'Auch, Jacques-Edouard Andrault. Oranne fait partie de ces victimes qui ont déposé plainte en clôture de festival. « Dès le lendemain de la piqûre » raconte la lycéenne. « Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 heures je faisais la fête et d’un coup j’ai senti une grosse piqûre dans le cou. Je n’ai même pas eu le réflexe de me retourner pour voir qui m’avait piquée. Et plus tard dans la nuit, je ne pouvais plus bouger mon épaule. Ça me faisait mal et ça montait dans les cervicales. On ne voyait pas les traces de la piqûre puis ça a commencé à gonfler ». Oranne croit d'abord à la piqûre d'un insecte. C'est en rentrant qu'elle remarque la présence d'une marque qui ne correspond en rien à ce qu'elle imaginait.
« C'était compliqué de ne pas se sentir écoutée, je paniquais un peu, d'autant que j'avais eu des échos de piqûres sauvages la veille au festival. Au final, même en faisant attention, j'ai été piquée et des copines également. Aujourd'hui, je me sens mieux mais lundi matin, j’avais comme une paralysie des cervicales et de l’épaule jusque dans le dos ». 
 
Une plainte à la gendarmerie de Condom
Des analyses sanguines ont été pratiquées sur Oranne mardi matin, après un premier passage aux urgences la veille. La jeune femme est allée déposer plainte à la brigade de gendarmerie de Condom quelques heures plus tard. « Les gendarmes m'ont dit que j'avais été victime des mêmes effets que les autres venus déposer plainte, mais en moins fort. Ils m'ont crue, ça fait du bien d'être enfin entendue. Mais ne pas savoir ce qu'on m'a injecté, c’est vraiment stressant à court et long terme parce que je peux avoir des maladies, je peux avoir été droguée à mon insu ». 
Si la question des résultats d'analyses inquiète Oranne, une autre question reste en suspens : pourquoi, et dans quel intérêt ? La jeune femme reste dubitative. « Je pense surtout que c’est pour faire peur et inquiéter. Ça fait quelques mois qu’on en entend parler un peu partout sur les réseaux, à la télé. C’est piquer pour piquer. Est-ce que c’est un effet médiatique? Je ne sais pas ».
N.M

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