Pékin express : pour les Gersois Axel et son papy Jean-Claude : "c'est une aventure sportive et humaine extraordinaire"

14 avril 2022 - 15:19
Ils ont fait vibrer des millions de téléspectateurs au travers de leur aventure dans la saison 15 de Pékin Express : les Gersois Jean Claude 73 ans et son petit fils Axel, 19 ans. Sélectionné parmi prés de 90 000 candidatures, le premier duo grand père-petit fils de l'histoire du jeu télévisé, s'est hissé jusqu'au quart de finale. Une course de plusieurs milliers de kilomètres en Asie Centrale en "auto-stop" riche en émotions. Retour sur leur aventure :

Comment s’est déroulée votre participation à Pekin Express ?

Axel : "Il faut savoir que c’est un rêve que j’ai depuis que je suis tout petit. Je regardais plus jeune l’émission, et je disais à mon papy un jour on y participera. Sauf que je n’avais pas 18 ans, l’âge légal pour participer. L’année de mes 18 ans, on s’est inscrit et le destin a fait qu’on a été sélectionné parmi près de 90 000 candidatures."
Jean Claude : "Tous les ans c’était le même discours on fera Pékin Express ensemble et moi j’ai toujours dit oui, il n’y a aucun problème. A 18 ans, il m’a dit les inscriptions sont ouvertes, on le fait. J’ai dit ok on le fait, mais pas un seul instant j’ai imaginé qu’on pouvait être pris. Dans ma tête on allait rester à la maison. L’inscription a commencé en février, la sélection s’est faite de février à juin parmi près de 90 000 candidatures. Le 15 juin, jour de l'anniversaire de ma femme, cadeau d'anniversaire, on a reçu un coup de fil de la production nous disant qu’on était retenu pour partir."

En quelques mots comment vous décririez votre aventure ?

Axel : "Déjà aller aussi loin je ne l’imaginais vraiment pas. Avoir réussi à passer huit étapes c’est extraordinaire. C’est un rêve qui s’est exaucé avec mon papy, c’est tout simplement fou… "
Jean Claude : "C’est une aventure extraordinaire, exceptionnelle, c’est tellement difficile à décrire. Moi j’ai la chance à 73 ans d’avoir été entrainé par mon petit-fils, sur un terrain où je pensais passer une semaine. Je me disais si on y reste quinze jours ça sera merveilleux. Puis, on est arrivé dans le dernier carré. On ne s’est pas non plus retrouvé à ce stade par hasard, on s’est vraiment donné de la peine. C’est plus qu’un jeu, c’est une aventure humaine extraordinaire. On fait du stop, les gens s’arrêtent, nous transportent. Le soir, l’accueil chez les gens. Toc toc ! Bonjour pouvez-vous nous faire dormir et manger ? Alors qu’on ne parle ni l’Ouzbek ni le Kargi, ni le russe, bon Axel se débrouille en Anglais, mais les gens nous ouvraient les portes de leur maison. Ils nous préparaient le thé, les petits gâteaux et de véritables festins. C’est plus qu’une aventure sportive, c’est pour moi une aventure humaine extraordinaire."

Cette barrière de la langue n’a donc pas été un frein dans votre aventure ?

Jean Claude : "Moi j’ai compris une chose, quand on a besoin, on se débrouille, on arrive à se faire comprendre, notamment grâce aux signes."

Est-ce qu’il y a un moment qui vous a particulièrement marqué ?

Axel : "C’est compliqué comme question, car dans l’ensemble c’est une aventure qui est assez folle. Mais au-delà des rencontres humaines qu’on a pu faire, si je devais me rappeler de certains moments c’est les trois arrivées en duel final. C’est une sensation qui est incroyable. On a l’impression de gagner notre Pékin Express à nous parce qu’on joue notre survie, c’est assez fou."
 Jean Claude : " À chaque fois qu'Axel revenait du duel final en premier, c’était exceptionnel. C’est un peu comme si on avait gagné la coupe du monde, c’est la même sensation. On poussait des cris de guerre, comme si on avait gagné la finale de Pekin Express. Il faut savoir qu’on ne nous force pas, il n’y a aucun montage, c’est juste le cœur qui parle."

Axel, on vous a vu particulièrement à l’aise dans les duels finals et dans les épreuves sportives, vous êtes un grand sportif dans la vie de tous les jours ?

“J’adore le sport, la compétition. Après je ne me suis pas entrainé plus que ça, je suis allé courir une fois pendant 20 minutes (rires). Ces duels finals c’est vraiment ce que je redoutais le plus quand je regardais Pékin Express à la télé, car j’ai du mal à gérer mon stress. Mais au final je me suis surpris et je suis fière de moi, car je ne pensais vraiment pas être capable de gérer autant mes émotions.”

Jean Claude à 73 ans vous avez impressionné les téléspectateurs par vos qualités physiques et mentales tout au long de l’aventure, vous vous êtes surpris ?

 "Je ne me suis pas spécialement surpris, car quand on veut atteindre un objectif, il faut s’en donner les moyens. Dans ma tête, quand on est parti je me suis dit j’ai une grosse responsabilité. J’ai mon petit-fils avec moi il va falloir que je le protège. Cette idée a duré 3 à 4 jours. Et c’est finalement Axel, qui a endossé ce rôle de leader. On le voit dans toutes les images, au départ comme à l’arrivée, il me tire par la main. Bon, lui avait 18 ans dans le jeu, moi 73, donc parfois ça pouvait être un peu plus compliqué. Et pourtant, je suis assez sportif, je suis notamment habitué à faire du vélo. Mais le vélo, quand on est fatigué, on s’arrête, là on ne pouvait pas s’arrêter, il fallait être à fond en permanence. Cela n’a pas toujours été évident avec notamment la chaleur, la grêle, la neige. Mais je ne voulais surtout pas abandonner et décevoir mon petit-fils."

C’est la chaleur qui a été le plus difficile à gérer dans l'aventure ?  

 Axel, votre grand-père vous a impressionné ?

“Je savais que j’avais un papy super fort. Il est très sportif, il fait de la marche, du vélo, du ski. Mentalement, je le savais très fort aussi. Mais à Pékin Express, il me surprenait de jour en jour. Jamais je l’aurais imaginé capable de faire tout ce qu’il a fait. À son âge, il n’y a presque aucun papy qui peut faire tout ce qu’il a fait, il a été tout simplement exceptionnel.”

Vous avez fait de nombreuses rencontres tout au long de cette aventure en « auto-stop », est-ce que vous avez gardé contact avec certaines familles qui vous ont aidé ?

Axel : "Ce n’est pas évident de garder contact, car ils sont à l’autre bout du monde. Mais, grâce à Instagram je suis l’actualité de certaines familles. Après, malheureusement on ne leur parle pas régulièrement…
… encore contact aujourd’hui avec une personne qui nous a accueillis, mais ce n’est pas toujours évident de se faire comprendre, car il parle Russe. Donc je demande souvent à mon copain : google traduction ".

Le duo si chaleureux et complice qu’on a pu voir tout au long de l’aventure, c’est le même dans la vie de tous les jours ?

Axel : " On est des Gersois, on est conviviaux, on aime vivre. Pour moi c’est tellement évident d’avoir cette relation fusionnelle avec mon grand-père, je l’ai depuis que je suis petit."
Jean Claude :  "On est naturel, c’est dans notre nature. J’ai dû mettre un peu de temps d’ailleurs à m’habituer aux micros et aux caméras. Pendant les trois premiers jours de tournage, le caméraman me disait de ne pas le regarder, qu'il n'était pas là, c’était la consigne. Sauf qu’à chaque fois, que je voulais dire quelque chose à Axel, je regardais la caméra. Bon je me suis fait reprendre plusieurs fois, c’était assez marrant et après j’ai réussi à prendre l’habitude. Autre anecdote : on devait faire une vidéo de présentation pour le dossier de candidature de 2m30. Tous les binômes avaient réfléchi à un scénario, nous on n’avait même pas vu qu’il fallait qu’on fasse ce temps-là, on a envoyé une vidéo qui faisait plus de 3min. La production nous contacte le lendemain pour nous demander de refaire la vidéo, car c’était trop long. On a répondu que nous on ne savait pas se décrire en deux minutes et qu’ils avaient qu’à couper. Cela ne les a pas choqués, puisqu’on a été sélectionné."

Jean-Claude on vous connait également dans le département pour votre engagement associatif au profit du secours populaire, expliquez-nous ?

"Je suis secrétaire général de la fédération du Gers du Secours populaire. Le Secours populaire m’a manqué pendant toute mon aventure de Pékin express. Depuis que je suis rentré, j’ai repris mes activités au sein de l’association et on a énormément de travail."

Cette visibilité que vous a apportée l’émission, elle n’est pas difficile à gérer ?

Axel : "Non, on n’est pas des stars internationales. Moi je trouve que c’est plutôt sympathique. Les gens parfois viennent nous voir dans la rue, ou même des fois me reconnaissent à la Fac et viennent prendre une photo où me parler de l'aventure."
Jean Claude :  "J’ai appris que j’avais dépassé ces derniers jours la barre des 10 000 abonnés récemment. Ça fait pas mal de personnes qui me suivent et qui sont derrière moi. Mais, ce qu’il y a de bien c’est que quand je me retourne il n’y a personne (rires). Ce qui est rigolo c’est l’attitude des gens qui viennent nous trouver pour une photo, toujours très polie et sympathique. Chaque jeudi au marché de Condom, j’ai le droit au petit café à la boulangerie, c’est des moments sympathiques."

Est-ce que vous avez des conseils à donner à certains qui souhaitent participer à l’aventure ?

E.R

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