Incendies de trois véhicules, dont deux engins de chantier, jets de pierres et d'une bouteille incendiaire contre des policiers : la nuit d’Halloween a été marquée par des violences urbaines dans le quartier du Grand Garros, à Auch. Face à ces incidents, des renforts CRS et une équipe cynophile de la gendarmerie des Hautes-Pyréneés ont été mobilisés pour rétablir le calme. Une enquête est en cours, mais aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.
Le quartier du Grand Garros porte encore, ce lundi 2 novembre, les stigmates d’une nuit marquée par des violences urbaines, en marge de la soirée d’Halloween du 31 octobre. Alors que la soirée du 31 octobre s’est déroulée sans accroc dans le reste de la ville d’Auch, la situation s’est tendue aux alentours de minuit dans le quartier du Grand Garros. Vers minuit, les policiers ont été appelés une première fois pour l’incendie d’un véhicule, avant une nouvelle alerte, quinze minutes plus tard, pour l’incendie d’un engin de chantier, stationné au niveau de la future école maternelle Jean-Rostand. Alors qu’ils sécurisaient l’intervention des sapeurs-pompiers, les forces de l’ordre ont été ciblées par des jets de cailloux. Une fois les incendies éteints, les policiers se sont retirés et le calme est revenu. Mais il a été de courte durée. Vers 1 h 30, un autre engin de chantier a été visé par un incendie, en périphérie du quartier du Garros, à proximité de l’IME Les Hirondelles, géré par l’Agapei. À leur arrivée, les policiers ont fait face à un groupe de cinq jeunes particulièrement véhéments. L’un d’eux a lancé en direction des forces de l’ordre une « bouteille incendiaire », qui ne s’est toutefois pas allumée. Face à cette agression, les policiers ont riposté en faisant usage de leurs lanceurs de balles de défense (LBD). Le groupe a pris la fuite, mettant ainsi fin aux violences urbaines.
Des renforts mobilisés pour sécuriser le quartier
Face à ces événements, le commissaire de police, Philippe Friedrich, qui s’est rapidement rendu sur place, a demandé des renforts supplémentaires pour la fin du week-end. Une unité de la CRS 84 basée à Montauban, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a notamment été mobilisée dimanche 1er novembre, ainsi qu’une brigade cynophile de la gendarmerie des Hautes-Pyrénées. Aucun incident n’a été relevé dans le quartier au cours de la soirée de dimanche.
Une enquête toujours en cours
Une enquête a été ouverte, le mobile reste encore « très obscur » et soulève plusieurs interrogations. Avec ces incendies allumés À ce stade, aucune personne n’a été interpellée à la suite de ces épisodes de violences urbaines.
E.R