Mobilisation lycéenne : sécurité renforcée en Tarn-et-Garonne, dialogue privilégié en Lot-et-Garonne

05 octobre 2026 - 21:14

La mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs établissements de Tarn-et-Garonne et de Lot-et-Garonne. Face aux incidents survenus ces derniers jours, les autorités renforcent les mesures de sécurité tout en appelant au calme et au dialogue.

Tarn-et-Garonne : rassemblements interdits devant les lycées fermés

En Tarn-et-Garonne, plusieurs tentatives de blocage sont recensées depuis le début du mouvement, le 29 septembre. Des incidents ont notamment éclaté à Montauban, avec des feux de poubelles, des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice.

Trois mineurs interpellés vendredi ont été présentés à la justice samedi. Ils sont soupçonnés, selon les cas, de jets de projectiles et d’un tir de mortier, de violences sur un policier ou encore d’avoir incendié des poubelles devant le lycée Antoine-Bourdelle. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire et doivent être jugés fin janvier.

À Montech, trois autres mineurs ont été conduits à la gendarmerie après des contrôles réalisés aux abords du lycée Olympe-de-Gouges. Un cutter, des pétards et une bouteille d’essence ont notamment été découverts.

Face à cette situation, le préfet de Tarn-et-Garonne, Sébastien Cauwel, renforce les mesures de sécurité. À partir de ce lundi 5 octobre à 18 heures et jusqu’à la réouverture des établissements, tout rassemblement, manifestation ou cortège statique est interdit aux abords des lycées publics actuellement fermés.

La mesure concerne huit établissements : les lycées Antoine-Bourdelle et Jules-Michelet à Montauban, Jean-de-Prades à Castelsarrasin, François-Mitterrand à Moissac, Jean-Baylet à Valence-d’Agen, Claude-Nougaro à Monteils, Olympe-de-Gouges à Montech et Norman-Foster à Beaumont-de-Lomagne.

Les forces de l’ordre seront mobilisées pour faire respecter cette interdiction et pourront procéder à des contrôles aux abords des établissements.

La préfecture prévient que les organisateurs d’un rassemblement interdit encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Les participants peuvent également être verbalisés.

L’objectif affiché par les autorités est d’éviter de nouveaux incidents et de garantir la sécurité des élèves, des personnels et des biens jusqu’à la reprise des cours.

En Lot-et-Garonne, priorité au dialogue

Dans le département voisin, les services de l’État et de l’Éducation nationale privilégient pour le moment les échanges avec les lycéens.

Vendredi 2 octobre, le directeur académique des services de l’Éducation nationale, Alexandre Falco, a rencontré plusieurs représentants lycéens du département dans le cadre du Conseil départemental de la vie lycéenne.

Les élèves, accompagnés de leurs chefs d’établissement, ont pu présenter leurs revendications aux représentants de l’Éducation nationale. La majorité des lycées du Lot-et-Garonne ont également engagé des discussions directement au sein de leurs établissements.

Une nouvelle rencontre départementale est prévue mercredi 7 octobre entre les représentants des lycéens, le préfet de Lot-et-Garonne et un représentant du Conseil régional.

Le préfet Bruno André et le directeur académique appellent néanmoins au calme et à la responsabilité. Ils rappellent que les blocages, les dégradations et les violences peuvent mettre en danger les élèves, les personnels et les personnes présentes aux abords des établissements.

Les parents sont également invités à sensibiliser leurs enfants aux risques liés aux rassemblements non encadrés et aux actions susceptibles de dégénérer.

Rédaction

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