Clinique de Gascogne : FO a profité de la visite du ministre pour évoquer le futur

11 janvier 2023 - 16:53

François Braun dans le Gers... Le sujet de la clinique de Gascogne n'allait certainement pas être passé sous silence. Sur le site de La Reviscolada à Montégut, le syndicat Force Ouvrière a trouvé l'opportunité d'évoquer le sort de l'établissement, en marge de la venue du ministre de la Santé.

C'est une aubaine que Force Ouvrière n'a pas manqué de saisir. En marge de la venue du ministre de la Santé dans le Gers ce lundi, des représentants du syndicat ont profité du bruissement médiatique pour interpeller une conseillère de François Braun sur la situation chaotique que traverse la clinique de Gascogne. En proie à une liquidation judiciaire, le sort des salariés est régulièrement soulevé ces derniers mois.

Aux questions des syndicalistes, alors que le ministre inaugurait le pôle de santé de La Reviscolada de Montégut, c'est le directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Gers, Didier-Pier Florentin, qui s'est montré le plus prompt à apporter quelques réponses. « On a rencontré la conseillère du ministre et le directeur de l'ARS, lance Grégory Lasportes, l'une des figures du syndicat. On a présenté nos revendications sur le thème de la Santé dans le département et le sujet de la clinique est vite venu sur la table. Aujourd'hui, la situation est simple : on a trois mois de maintien d'activité, peut-être six. Ce sera le maximum. On a aussi appris que le bloc modulaire n'était plus d’actualité, il n'est plus fabriqué ni en France ni en Europe. En revanche, il m'a garanti que l'activité serait maintenue sur le site de la clinique, le temps que le docteur Lange soit prêt à nous recevoir. Il y aurait un délai de 18 mois pour que le bâtiment soit terminé. A terme, nous serons licenciés, donc je ne sais pas quelle mesure le repreneur va retenir pour maintenir l'activité à la clinique, il va devoir créer une société je pense ».

« Tout le monde ne sera pas conservé »

Depuis l'appel d'offre lancé pour la reprise de l'établissement, Bernard Lange fait figure de « messie » au sein de la clinique, selon Grégory Lasportes. Soumis à un vote, les salariés de la clinique de Gascogne avaient d'ailleurs retenu son nom, pour 75% des votants. « Mais tout le monde ne signera pas pour lui, poursuit Grégory Lasportes. On avait des acquis sociaux, notamment le 13 ème mois. Là, il va falloir repartir de zéro. Tout le monde n'y est pas favorable. Et puis on parle de maintien de l’activité, mais dans quelles conditions? D'autant qu'on aura qu'un seul anesthésiste en avril. Pour l'instant, on est au stade des promesses mais on va maintenir la pression. On a allumé la mèche, on fera en sorte d'être repris dans des conditions normales, pas au rabais ».

N.M

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