Élian Carmona : « Léon Marchand ? Personne n’arrivait à le rattraper »

27 juin 2022 - 14:18

Léon Marchand est rentré des championnats du monde de natation ce lundi, à Toulouse. Dans sa valise, le spécialiste des épreuves quatre nages et du papillon a ramené deux médailles d’or et une d’argent. Un véritable espoir pour la natation française. Pour son ami Élian Carmona, ancien nageur au Cercle des Nageurs Auscitains, c’était une évidence. Entretien.

Léon est donc double champion du monde de natation. On le décrit comme un futur très grand nageur. Il a quelque chose en plus ?  

Depuis qu’il a fait troisième aux championnats du monde junior il y a trois ans, il est largement au-dessus des autres sur tous les aspects de la natation. Là ou il est vraiment impressionnant, c’est sur les coulées et les virages. C’est là où il se démarque. Je pense que c’est le meilleur au monde actuellement sur ces parties non-nagées. 

Quelle a été ta réaction après sa victoire aux championnats du monde ?

Impressionnant physiquement, quels sont ses traits de personnalité ? 

Il faut savoir qu’il est très humble. Après, quand il est derrière un plot, il a envie de gagner. Il a une détermination incroyable. Même quand il est aux entraînements, il donne le meilleur de lui. Il a la bonne attitude pour le bon niveau. 

Il est spécialisé dans le 200 mètres papillon ainsi que le 200 mètres brasse et dos. Il est aussi expert du 200 et 400 mètres 4 nages. Ce n’est pas trop ? 

Pour moi non, on l’a vu avec Michael Phelps à Sydney en 2008 où il a gagné dans les huit catégories dans lesquelles il était engagé. Ça faisait plus d’une course par jour. Tout le monde n’est pas capable de le faire mais Léon en a la capacité. 

Il est sur les traces de la légende américaine, Michael Phelps ? 

Pour moi, c’est sûr qu’il est dans ses pas. Maintenant, il s’entraîne aux États-Unis avec Bob Bowman, l’ancien entraîneur de Michael Phelps. Il va peut-être le dépasser mais ça va être compliqué. Il faut dire qu’il a un palmarès long comme le bras. 

Il est d’ailleurs devenu champion du monde avec un temps assez proche du record de Michael Phelps…

C’est ça qui m’a impressionné. Il était seulement à 4 dixièmes de battre le record. Il est trop rapide. Aux entraînements, il faisait des choses que je pensais impossible à faire en natation. Mais inconsciemment, il nous a aidés parce que quand on était à côté de lui, il nous poussait à donner le meilleur de nous. On réalisait des temps qu’on ne pensait pas faire. C’est une source de motivation. 

On sait qu’au deux derniers Jeux Olympiques, c’était très compliqué pour les bleus en natation. Est-ce qu’il incarne le renouveau de l’équipe de France de natation ? 

C’est sûr que c’est un peu la nouvelle coqueluche chez les seniors mais il n’y a pas que lui. Il y a d’autres nageurs, de l’âge de Léon comme Mewen Tomac ou Analia Pigrée qui peuvent former une belle équipe pour Paris 2024. 

Un mot sur vous. Vous allez peut-être participer, vous aussi, aux JO de Paris 2024 mais avec le Vénézuela? 

propos recueillis par M.G



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