Les IADE de l'hôpital d'Auch sont en grève

12 novembre 2021 - 14:49
Les infirmiers anesthésistes du centre hospitalier d'Auch ont décidé de se joindre au mouvement national de grève qui a commencé le 2 novembre dernier, sur l'ensemble de l'Hexagone. Il milite pour un changement de statut de la profession. Sur les 11 infirmiers de cette unité que compte l'établissement, 100% des personnels suivent le mouvement de grève à Auch selon Fabienne Mimale, IADE. Elle s'inquiète pour l'avenir du métier, malgré la perspective du nouvel hôpital annoncé dans quelques années à Auch.
 
Qu'est-ce qui pêche ?
Actuellement notre statut est inadapté à notre exercice réel au quotidien. Et on veut une reconnaissance de ce statut. On fait des anesthésies, avec des médecins anesthésistes. Mais en péri-opératoire, on est autonome avec une stratégie qu'on a étudié avec ce médecin. C'est la pratique réelle de tous les jours qui doit être reconnue. Il y a eu une création de professions intermédiaires entre les infirmiers et les médecins, les IPA. On est pas contre leur statut mais nous, ça fait des décennies qu'on réclame ce changement et rien n'est fait.
 
Qu'est-ce que changement de statut changerait pour vous ?
Rien. Mais c'est surtout qu'on pense que notre métier est en danger. SI notre filière n'est pas attractive, on aura plus personne dans cette initié, on est inquiet pour l'avenir.
 
La perspective d'un nouvel hôpital à Auch pourrait favoriser l'attractivité des IADE ?
Peut-être que certains viendront postuler sur le futur hôpital mais là ce n'est pas le cas.
 
Comment se déroule cette grève ? Vous maintenez les interventions ?
En amont du mouvement, on avait discuté avec la direction pour une service minimum : la salle qui fait l'urgence est maintenue et une autre salle pour la chirurgie programmée. Elle est non-différable. Nous sommes assez responsables pour accepter de ne pas être service minimum strict. Sur les chiffres, il y a aura 25% de la programmation qui va être retirée. Et sur cet aspect, on a le soutien des médecins.
 
Où en sont les discussions ?
Ça faisait 18 mois qu'on était en discussion, mais là c'est stand-by. En fait, on attend un rapport qui n'est toujours pas sorti. On n'a pas de visibilité, c'est ce qui provoque notre colère.
 
N.M

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