Rentrée culturelle : avec le pass sanitaire, les associations ne savent pas trop sur quel pied danser

08 septembre 2021 - 12:46
En ce mois de septembre, qui dit rentrée scolaire dit également rentrée sportive et culturelle. Écoles de danse, de musique, ateliers théâtre, les inscriptions pour la reprise des enseignements artistiques ont commencé pour bon nombre d'associations gersoises. Après près de 2 ans d’arrêt lié à la crise sanitaire, elles espèrent se refaire une santé et se font une joie de retrouver leurs adhérents. Mais elles restent confrontées à la mise en place complexe du pass sanitaire.
La crainte de perdre des élèves
Un pass déjà obligatoire pour la pratique des activités artistiques pour les majeures. Et qui sera exigé pour les 12-17 ans dès le 30 septembre. Une mesure qui inquiète bon nombre d'associations, qui craignent de perdre du public. C'est notamment le cas de l'école de cirque Pop Circus à Auch. Selon son directeur, Damien Supiot, l'école va perdre au 1er octobre, jour d'élargissement du pass aux adolescents, un tiers de ses élèves.
"Il y a beaucoup de réflexions autour de ce pass et notamment de savoir si les adhérents vont continuer à venir. Il y a des parents qui m'appellent ces derniers jours pour me dire qu'ils ne feront pas vacciner leurs enfants. Donc ça veut dire qu'au 30 septembre ils l'amèneront plus au sein de notre école de cirque. Est-ce que tous le feront réellement ? Je ne sais pas, mais je suis sûr que j'ai des adhérents qui ne vont pas revenir à l'activité."
Des démissions d'intervenants anti-pass ou anti-vaccin à gérer pour les associations
 
L'autre casse-tête à gérer pour les associations réside au niveau des intervenants. Du fait de leur position anti-vaccin, ou anti-pass, certains professeurs ont préféré jeter l'éponge. Des structures doivent donc recruter dans l'urgence pour pouvoir assurer leurs cours et ateliers dans les prochaines semaines. Une problématique qui touche notamment l'école de musique de Montréal du Gers. 
"On se rend compte qu'il y a des intervenants qui sont anti-vaccin et anti-test. Où alors s'ils ne sont pas anti-test, ils veulent bien faire les tests, mais jusqu'au 1er octobre, car après cela deviendra payant. Donc, du coup, tout cela fragilise un peu les équipes. Les intervenants qui sont soient anti-pass ou anti-vaccin, nous disent, on ne reprend pas pour le moment, mais si le pass est levé, on reprendra. Donc, ça nous oblige à avoir des recrutements où on dit : on vous recrute, mais on sait pas jusqu'à quand, car si notre professeur titulaire revient, il reprendra sa place. C'est des questionnements supplémentaires à gérer, qui ne sont pas forcément évident à résoudre."
 
Une grande campagne d'affichage dans le Gers pour inciter à la reprise des activités artistiques
Au soutien des acteurs culturels depuis le début de la crise sanitaire, l'Association Départementale pour le Développement des Arts dans le Gers (ADDA) poursuit sa mission avec comme dernière action : une grande campagne d'affichage dans de nombreuses communes du Gers pour informer de la reprise des enseignements artistiques sur le département et ainsi booster les adhésions dans les associations.

E.R

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