Le commissariat d'Auch améliore l'accueil et la prise en charge des victimes de violences conjugales et sexuelles

03 septembre 2021 - 21:35

C'est une nouveauté depuis quelques semaines au commissariat d'Auch : la mise en place du Tableau d'accueil de confidentialité. Affiché à l'extérieur du commissariat juste à côté de l'interphone, ou encore devant le guichet d'accueil, ce dispositif déployé dans de nombreux commissariats du pays, dont depuis le mois d'août dans la capitale gersoise, a pour objectif d’améliorer la prise en charge des victimes des infractions les plus sensibles (violences conjugales et intrafamiliales, atteintes sexuelles notamment) grâce à un fonctionnement très simple basé sur un code couleur.

Une prise en charge rapide et discrète des victimes

Chaque victime qui se présente au commissariat a la possibilité de choisir, sur le bureau d'acceuil, de la main, entre deux couleurs. Orange pour dénoncer une infraction nécessitant une confidentialité renforcée (violences conjugales, violences intrafamiliales et atteintes sexuelles) et bleu pour toute autre motif. En cas de la désignation de la couleur orange, correspondant à une infraction dite sensible (violence conjugale, intrafamiliale, sexuelle), l’agent d’accueil ne questionnera pas la victime sur les faits qu’elle vient dénoncer et la dirigera prioritairement vers un officier de police judiciaire, comme l'explique le capitaine Christophe Rechou, chef du service de voie publique.

"Ce dispositif permet à toutes les victimes de recevoir un traitement et un accueil adaptés à leur situation, notamment pour les victimes d'infraction sensible. Grâce à ce tableau, la victime n'a pas besoin de dévoiler le motif exact de sa venue devant un public qui attendrait au commissariat. Après avoir indiqué la couleur orange, elle peut ainsi être placée dans une zone de confidentialité et s'exprimer devant un officier de police judiciaire afin d'améliorer la confidentialité. Pour nous, l'objectif il est vraiment de donner les meilleures dispositions à la victime pour pouvoir recueillir son témoignage"

Une arme de plus dans la lutte contre les violences conjugales

Une mesure qui s'inscrit dans la continuité du Grenelle des violences conjugales, lancé il y a tout juste deux ans, par le gouvernement. Un événement organisé à l'initiative de la ministre Marlène Shiappa, qui a permis de mettre en place toute une série de mesures fortes afin d'intensifier la lutte contre ce fléau C'est notamment le cas dans le Gers : avec le déploiement du bracelet anti-rapprochement, la signature d'une convention pour permettre aux médecins de déroger au secret médical en cas de "danger immédiat" pour les victimes de violences conjugales, ou encore l'affichage des numéros à appeler en cas de violences intrafamiliales sur les sachets de médicaments ou sur les sacs de pain.

Pour rappel, si vous êtes victime de violences conjugales ou sexuelles : 

  • Le 17 (service de police secours) pour faire intervenir une équipe de policiers au domicile en cas de violences,
  • Le 114 par SMS si vous n’êtes pas en mesure de parler au téléphone – gratuit, 24h/24 et 7j/7, afin que les forces de l’ordre interviennent sur votre lieu de confinement, en cas de violences conjugales ou intra familiales, 
  • Le 3919 (plateforme téléphonique nationale d’écoute, d’information et d’orientation) pour parler à un écoutant, demander de l’aide et être orienté vers une ou plusieurs structures de proximité dédiées.
    Le 3919 est un numéro d’écoute national, gratuit et confidentiel.

E.R

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