La scène, d'une rare violence, donne encore quelques frissons dans le dos des habitants de la commune de Mauvezin. Là où en fin de semaine dernière, une infirmière libérale qui se rendait pour la deuxième fois chez un patient habitant la commune, D.M. âgé de 65 ans, pour lui prodiguer des soins, a été sexuellement agressée. Au moment où elle s’apprêtait à quitter le domicile du sexagénaire, l'individu l'avait saisie au cou et aspergée de gaz lacrymogène. La victime s'était débattue et avait réussi à faire chuter l'agresseur. Elle avait tenté de prendre la fuite mais la porte était verrouillée. Il l'avait de nouveau étranglée. La victime avait réussi à se défaire de son emprise mais l'agresseur avait ensuite essayé de commettre un viol. Après avoir tenté diverses ruses, elle finissait par quitter les lieux et appelait immédiatement les secours. Les militaires de la gendarmerie se rendaient sur place et, après avoir forcé l'entrée, ils découvraient l'auteur des faits chez lui, pendu à une poutre. "Une enquête des chefs de tentative de viol avec arme et séquestration était diligentée et confiée à la communauté de brigades de Gimont. Dans le cadre de cette enquête en cours, une autopsie de D.M. sera pratiquée. L'hypothèse du suicide était privilégiée", indique Jacque-Edouard Andrault, procureur de la République.
Déjà condamné par la justice
D.M. avait été condamné à une reprise. Le 25 novembre 2016, la cour d’assises d’appel du Lot- et-Garonne l’avait condamné à la peine de 13 ans de réclusion criminelle pour des faits de violences par conjoint ayant entraîné la mort sans intention de la donner commis du 21 au 22 juin 2012" indique le parquet d'Auch. " Le 14 février 2020, le tribunal de l'application des peines de Toulouse avait admis D.M. au bénéfice de la libération conditionnelle avec obligation de soins et obligation de réparer le préjudice causé par l'infraction. Cette décision avait été prise en se fondant notamment sur les expertises pratiquées et le bon comportement de l'intéressé en détention. Il avait été détenu du 12 juillet 2012 au 30 décembre 2014 et réincarcéré le 7 janvier 2015 jusqu'à sa libération conditionnelle intervenue le 2 mars 2020. Dans le cadre de sa libération conditionnelle, D.M. respectait ses obligations. Il justifiait de soins et réglait les parties civiles. Il avait honoré les convocations du service pénitentiaire d'insertion et de probation et ne présentait aucun autre antécédent judiciaire". Pour apporter assistance et soutien à la victime, Jacques-Edouard Andrault, a souhaité rencontrer cette dernière, et l’association d’aide aux victimes a également été sollicitée dès vendredi 2 juillet 2021.
N.M