COVID-19 : le nombre d'hospitalisations poursuit sa décrue dans le Gers, le point sur la situation avec Jean-Michel Blay, directeur territorial de l'ARS pour le Gers

27 mai 2021 - 15:25
Et si le Gers commençait à entrevoir le bout du tunnel dans la crise sanitaire du Coronavirus, qui touche le département, et plus généralement le pays, depuis plus d'un an. S'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, cela fait plusieurs mois, que le Gers n'avait pas connu une situation sanitaire aussi favorable. Depuis plusieurs jours, le taux d'incidence stagne autour des 50 cas positif pour 100 000 habitants, soit l'un des taux les plus bas de France. Un taux d'incidence qui était encore de 170 à la fin du mois de mars. Un net recul qui se traduit également au niveau de l'activité hospitalière. On fait le point avec Jean-Michel Blay, directeur territorial de l'Agence Régionale de Santé pour le Gers.
 
Quel est l'état de la situation sanitaire dans le Gers ?
 
"Les indicateurs continuent d'être assez stable depuis plusieurs jours. Sur la semaine du 17 au 23 mai, le taux d'incidence du département est de 51.6, on tourne autour de 50 depuis plusieurs jours. Quant au taux de positivité, il est de 1.9%, ce qui est logique, car il y a moins de cas positifs. Cela fait pour le département, sur cette période du 17 au 23 mai, 98 personnes positives sur quasiment 5200 tests réalisés.

Une baisse qui se ressent également au niveau de l'activité hospitalière ?
 
“Effectivement. Sur Auch, 3 personnes sont hospitalisées, dont 1 en réanimation et 2 en hospitalisation conventionnelle. Nous avons également une personne hospitalisée à l'hôpital de Condom. Donc, ça fait au total 4 personnes hospitalisées sur le département liée à la COVID-19. C'est une situation très bonne.”
 
Comment expliquer ce net recul du nombre de patients hospitalisées de la COVID ?
 
“La démonstration c'est que c'est très lié au taux d'incidence. Plus on a un taux qui monte, plus on peut avoir des formes plus graves qui nécessitent des hospitalisations. Et, dans ces hospitalisations, des personnes qui peuvent être amenées à passer en réanimation. Tout l’intérêt d'une bonne situation, comme aujourd'hui, c'est qu'il faut la conserver le plus longtemps possible. Donc, cela passe par le respect des gestes barrières et la vaccination.”
 
Vous l'avez dit cette lutte contre la COVID-19 passe par la vaccination, un grand changement va concerner les gersois à la fin du mois ?
 
"Oui, dès ce lundi le 31 mai, toutes les personnes majeures pourront se faire vacciner sans restriction.*"
 
Autre renfort de taille dans la lutte contre le virus, dès ce jeudi, l'arrivée dans les pharmacies et chez les médecins du vaccin Moderna, pouvez-vous nous en dire davantage sur son déploiement ? 
 
"C'est un vaccin donc ARN messager, comme le Pfeizer. La différence est que le vaccin Pfeizer est réservé pour les centres de vaccination, alors que le vaccin Moderna est un vaccin qui lui va arriver chez les professionnels de ville, les médecins et pharmaciens. Ces professionnels de santé volontaires pourront réaliser des injections avec ce vaccin. Il est un peu plus souple au niveau technique sur sa conservation, bien que les conditions de conservation du Pfeizer aient été assouplies récemment."
* Tous les majeurs peuvent désormais prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19, a annoncé ce jeudi le ministère de la Santé. La prise de rendez-vous sur les plateformes de réservation par Internet a été élargie aux 18-49 ans depuis
E.R

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