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Entre espoirs et inquiétudes, les restaurateurs auscitains face à la crise
Entre espoirs et inquiétudes, les restaurateurs auscitains face à la crise
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30 octobre 2020 - 06:35
Depuis minuit, c'est porte close -presque- partout dans l'Hexagone. Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a décrété la veille lors d'une allocution télévisée, l'entrée du pays dans un nouveau régime de confinement. Le deuxième en quelques mois, dans la perspective de contrer la progression éloquente du coronavirus. Pour certains commerçants, cette nouvelle mesure drastique résonne comme un nouveau coup de massue porté au secteur, déjà fragilisé par le premier épisode en mars dernier. A Auch, la rédaction de Hit FM Radio est allée sonder quelques restaurateurs, décrits souvent comme parmi les plus touchés par les mesures visant à réduire le nombre de cas positifs. Dans l'artère fréquentée de la rue Dessoles, le patron de l'Angelus, Arnaud Solé, prend son mal en patience. « On s'y attendait, Toulouse est toujours devant nous au niveau du planning ». Malgré la crainte pour la santé économique de son entreprise si la période de confinement venait à durer, il ne blâme pas pour autant les mesures du gouvernement. Les dotations, presque salvatrices lors du premier épisode de la crise, ont répondu à ses attentes. « On a été beaucoup aidés pour le premier confinement. Le gouvernement a annoncé des mesures directes avec le chômage partiel, des reports ou annulations de charges ». Une éclaircies dans ce secteur largement touché par l'épidémie. Les restaurateurs ont été les premiers confinés, mais aussi les derniers déconfinés, le 2 juin dernier.
Élan
populaire
Comme un air de retour à la vie d'avant, les Français ont largement répondu aux appels de retour à la consommation après cette période noire. « Juin, c'était un peu notre 14 juillet, reprend Arnaud Solé. Il y a eu beaucoup de monde dans les cafés avec un très bel été même si l'automne est plus compliqué. Au moins, là, le confinement est annoncé et c'est déjà plus clair qu'un couvre-feu qui n'est pas très égalitaire ». Comme tant d'autres, Arnaud Solé regarde désormais vers le mois de décembre, période clé dans l'activité économique des entreprises. « La crainte d'être encore fermés à la fin de l'année est énorme, c'est certain. Notre point d'orge c'est cette période, on espère être déconfiné au pire le 15 décembre, sinon ce sera très dur ».
« On attend plus des assurances »
Au Brazéro, le restaurant auscitain à l'extrême sud de la ville, la gérante, Delphine
Pedejouan, fait grise mine. Cet énième confinement est un nouveau coup porté la survie de son commerce. « C'est dur à encaisser. P
ourquoi on serait les premiers à subir les conséquences de la crise? On a tout fait pour appliquer des mesures sanitaires, on a investi beaucoup d'argent. Et en plus pour une période indéterminée ». Si, elle aussi, ne pointe pas directement l'Etat comme responsable du marasme économique auquel nous faisons face, elle espère davantage des assurances. « Elles doivent jouer plus le jeu, on a subi des pertes d'exploitation au premier épisode ». Pour assurer la pérennité du restaurant, elle envisage de diversifier ses activités pour conserver sa clientèle. « On pense au drive et on a fait un sondage auprès des habitués. Beaucoup vont faire du télétravail donc ils ne vont pas venir chercher des plats. On partirait peut-être sur de la production de hamburgers ou pizzas et peut-être les livrer. On apportera une réponse la semaine prochaine. On veut que nos clients soient fiers de nous, on ne lâchera rien ».
N.M
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