On vous dévoilait l'information sur notre antenne et sur nos réseaux sociaux la semaine dernière, la nomination de Farid Djemmal comme directeur académique du Gers, en lieu et place de Mathieu Blugeon, nommé directeur de cabinet de la secrétaire d’État à l’éducation Prioritaire, Nathalie Elimas. Il a fait mardi sa première rentrée des classes comme Dasen, lui qui arrive de Rouen en Seine-Maritime où il occupait le poste de DASEN adjoint. Il n'arrive pas en terre inconnue, il s'agit même d'un retour aux sources pour Farid Djemmal, qui a exercé dans le Gers il y a une vingtaine d'années comme professeur des écoles dans les secteurs d'Eauze et de L'Isle-Jourdain et en tant que psychologue à Condom. Une connaissance du milieu scolaire gersois qui sera une aide précieuse pour lui dans ses nouvelles fonctions. Entretien.
Farid Djemmal, c'est votre premier poste de DASEN, c'est également un retour aux sources pour vous dans le Gers, quel est votre sentiment suite à cette nomination ?
"De la joie et de l'enthousiasme, je suis très heureux de retrouver une académie que je connais. Un département que j'ai laissé il y a 20 ans sur d'autres fonctions, mais que je connais au niveau pédagogique. Je sais donc la qualité de ce qu'il se passe dans le Gers. Donc, vraiment du bonheur de retrouver le territoire et ses équipes que j'ai déjà rencontrés et qui sont vraiment très compétents et très engagés pour l'éducation.
Vous êtes déjà à pied d’œuvre, vous avez visité mardi plusieurs établissements scolaires du nord du département, dont l'école du Houga, en compagnie du Préfet Xavier Brunetière, pourquoi avoir choisi cette école ?
“J'ai choisi cette école, car de nombreux projets s'y déroulent, notamment un projet en lien avec l'inclusion, une priorité pour nous. C'est un projet remarquable qui va faire en sorte que des élèves d'un IME puissent participer à des activités dans l'école et soit accueilli régulièrement dans l'établissement. C'est vraiment une école très dynamique. D'ailleurs les projets de l'établissement résument un peu les priorités que nous avons au niveau de l’Éducation nationale puisqu'un travail d'équipe remarquable s'y déroule, un travail qui vise l'inclusion, la volonté également de transmettre les valeurs, d'être centré sur les apprentissages fondamentaux puisqu’il y a un projet sur la lecture et la fluence en lecture qui est aussi remarquable. Donc, ce que j'ai voulu souligner c'est l'excellence dans la ruralité.”
Ces visites ont été l'occasion pour vous d'échanger avec les parents d'élèves et élèves, avez-vous senti de l’inquiétude des familles voire des élèves au sujet de cette rentrée particulière avec la crise sanitaire du COVID et ce protocole sanitaire drastique mis en place dans les établissements ?
“Ce que j'ai pu constater c'est que la question de la sécurité même s'il était présente, n'était pas anxiogène du tout. Ils étaient très à l'aise par rapport aux gestes barrières qui devaient mettre en place, ils les respectent facilement. Et donc, ça nous a permis de nous dire qu'on va pouvoir à nouveau faire ce qu'on sait faire à l'école, c'est-à-dire de se centrer sur les apprentissages, identifier les besoins des élèves et y répondre le plus rapidement possible. C'est ce qu'on s'est dit avec les élèves, mais également les professeurs qui étaient là. J'ai posé la question à tous les élèves dans chacune des classes que j'ai pu visiter, tous sont unanimes : ils sont très heureux de revenir à l'école.”
Au vu de la situation sanitaire et de l'augmentation des cas ces derniers jours dans la région, certains parents et enseignants auraient souhaité que cette rentrée des classes soit décalée, qu'avez-vous à répondre à ce sujet ?
"Ma réponse ne va pas être longue car ce que j'ai vu mardi matin lors de mes visites montre que nous sommes prêts et que nous avons bien fait de ne pas la décaler."
E.R