17 dates, 15 fermes. Les Marchés à la Ferme reviennent cet été dans le Gers, du 6 juillet au 16 août.
Au tournant du millénaire, ils avaient déjà pris le tournant de l'alimentation de proximité. Le réseau Bienvenue à la Ferme fête cette année les 25 ans de l'initiative des marchés à la ferme, avec, cet été encore, dix-sept évènements entre tracteurs et silo pour faire découvrir aux habitués comme aux néophytes les produits en circuit très court. Habitués et néophytes, et touristes comme locaux. Si les voyageurs en terre gasconne sont nombreux à s'aligner en rang d'oignon pour un peu d'ail violet et de canard, les Gersois eux-mêmes ne boudent pas leur plaisir quand il faut s'offrir un petit gueuleton. « Certes ces marchés à la ferme plaisent aux touristes, et c'est fait pour ça, mais il y a quasiment autant de locaux. Nul n'est prophète en son pays, mais le réseau Bienvenue à la ferme l'est peut-être » note astucieusement la présidente Christiane Peeters.
Comme à toutes les éditions depuis un quart de siècle il y a du mouvement aussi du côté des producteurs. « Il y en a qui arrêtent parce que c'est lourd en termes d'organisation, et d'autres qui arrivent. De plus en plus les producteurs font l'effort de faire des animations, ce qui nécessite une préparation quasiment depuis le début de l'année. C'est sportif ». Ca tombe bien, 2024 oblige, les marchés à la ferme vont prendre une teinte particulière : « les Jeux Olympiques des producteurs » ose Christiane Peeters, alors que quelques organisateurs vont proposer des animations spéciales, parfois en lien avec l'UFOLEP comme le lancer de béret à la ferme du Boué de Tournan le 16 août.
Parmi les petits nouveaux habituels : la Ferme Fleurie à Caussens et le Haras du Rambert de Preignan. Là encore coloration sportive et quadrupède pour un Bienvenue à la ferme des plus ouverts à l'innovation. La dégustation de produits locaux sera accompagnée par … des défilés, maître et chien, prêt à porter en nocturne, entrecoupé par un spectacle équestre à l'heure du repas. Dans les assiettes justement pas de cheval ni de chien mais des produits locaux, comme dans les autres fermes, chacune avec ses spécialités. « Il y a l'embarras du choix : exploitations viticoles, éleveurs bovins, de porc noir, des producteurs de canard aussi … » et même de l'ail, que Christiane Peters, pourtant productrice à Saint-Clar, avait oubliée. « Pas d'ailleurs qu'à la Ferme de l'Ail de Saint-Clar. Mine de rien ce condiment est présent dans diverses préparation qu'on pourra déguster tout au long de ces mois de juillet et d'août 2024 ». Charité bien ordonnée ne commence pas toujours par soi-même.
Marchés de juillet :
Marchés d’août :
V.M