Un radar automatique situé en bordure de la route nationale 21 a été « sectionné par le mat avec le radar couché dans le fossé » apprend-t-on ce mardi, à Lasséran dans le Gers. Les faits ont été constatés hier. Dans un communiqué, le préfet du Gers Laurent Carrié dit « condamner fermement cet acte » avec une plainte « déposée dans les meilleurs délais » et « des moyens mis en œuvre pour que la réparation intervienne dans un délai très bref ». Dans le département, les chiffres de la mortalité routière sont dramatiques : 9 personnes ont perdu la vie sur les routes gersoises durant le 1er semestre. Un radar discriminant avait déjà été ciblé sur cet axe de la RN 21 à Lasséran, en juin 2022.
Préfecture du Gers
Les radars automatiques sont implantés sur des zones particulièrement accidentogènes du département, leur destruction est un fait grave qui participe à l’insécurité routière, et ce dans un contexte de hausse constante du nombre d’accidents constatés depuis le début de l’année et du nombre de tués. Le préfet rappelle que la destruction, la dégradation ou la détérioration d'un radar est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende (article 322 du code pénal). La sanction est alourdie à sept ans d'emprisonnement et 100.000 € d'amende lorsque l'infraction est commise par plusieurs personnes ou encore quand elle est commise par une personne dissimulant son visage afin de ne pas être identifiée. Lorsque le radar est vandalisé avec des inscriptions ou de la peinture, la sanction est une amende de 15.000 euros et une peine de travail d'intérêt général. L’auteur de cette dégradation a créé un préjudice pouvant s'élever jusqu’à 200 000 € pour le remplacement intégral d'un radar dernière génération. Cet argent public aurait dû être utilisé autrement, pour financer la sécurité des routes et pour alimenter le fonds spécial dédié aux accidentés de la route.
Rédaction