A peine quelques mois après son élargissement, la prime à la conversion pour l'achat de véhicules peu polluants va connaitre une évolution majeure. Après avoir assoupli les règles de ce dispositif en janvier en réponse au mouvement des gilets jaunes, le gouvernement fait à présent machine arrière. Invocant le fait que ses caisses sont vides, l'exécutif vient d'annoncer une modification des conditions d'obtention de cette prime.
Les principaux changements :
- Le taux maximum d'émission de CO2 du nouveau véhicule sera dorénavant limité à la baisse à 117g par km
- Il ne sera désormais plus possible d'acquérir un véhicule diesel immatriculé avant le 1er septembre 2019, même s'il a la vignette Crit'Air 2.
- Alors qu'auparavant, l'aide pouvait être majorée si le demandeur était non imposable, il faudra dorénavant justifier d'un revenu fiscal de référence maximal de 13 489€ par part.
Le décret fixant cette évolution est paru ce 17 juillet et les nouvelles règles seront applicables dès le 1er août prochain. Conséquence : il est encore possible de profiter de la prime actuelle pendant quelques jours. Il faut pour cela que le nouveau véhicule ait été commandé avant le 1er août, et que la facturation soit réalisé au plus tard le 17 octobre prochain.
Du côté des vendeurs de voitures, on encaisse le coup, à l'image de Christophe Portemann, directeur de BCP Automobiles à Pavie. Il déclare à notre micro : " On va s'adapter. Pour nous c'est dur, mais c'est surtout pour les clients que c'est dommage." L'intégralité de son témoignage est à écouter dans nos éditions de la soirée.