Le club Carto32 organise, ce samedi, le raid de l’Astarac nature. Une course qui s’est implantée dans le département en 2014 et qui permet de faire du sport dans un cadre idyllique. Les précisions de l’organisateur de la course et président du Carto32, Gilles Pinna.
Quelles sont les épreuves de cette course ?
Il y a deux raids. Le Ran’Gers qui est la version difficile. Il attire des raideurs au niveau national. Il totalise environ 65 kilomètres d’épreuves : 45 km de VTT, une 15aine en course d’orientation et pour finir les derniers kilomètres se feront en canoë. Ensuite, il y a le raid découverte qui est ouvert aux jeunes à partir de 11 ans et aux débutants qui est beaucoup plus court, il n’y a que 11 kilomètres de VTT, 3 de course à pied et 2 de canoë.
C'est un peu un triathlon remasterisé…
Tout à fait. C’est tout de même différent dans la mesure où c’est une course qui se fait en binôme. Il y a un gros challenge de solidarité pour finir ensemble et gérer les allures des uns et des autres. La stratégie est très importante pour cette course.
Un parcours qui se fait à deux, il faut donc bien choisir son partenaire…
Il faut surtout bien s’entendre. C’est quand même une belle aventure. Pour les meilleurs, il y a quand même 5 à 6 heures d’épreuves. C’est un beau défi rien que de franchir la ligne d'arrivée et de se sentir satisfait de l'effort qui aura été fait.
Quels sont vos conseils pour être au mieux physiquement pendant la course ?
Combien d’équipes sont inscrites pour cette édition ?
Cette année, on a 44 binômes. On est sur une base qui est plutôt faible. Habituellement, on est au-delà de la soixantaine. On est optimiste pour l’avenir mais la crise sanitaire a affecté la pratique du sport et les citoyens ont des difficultés à se remobiliser. On espère repartir sur de belles bases.
Est-ce que la fidélité, c’est pas la force de cette course finalement ?
Je pense oui. C’est une façon de faire du sport qui n’est pas traumatisante. C’est peut-être long mais on est dans une nature qui est riche. On est vraiment séduit par les paysages quand on est a là-bas. Je ne suis pas étonné que les gens reviennent. C’est un spot qui commence à être connu dans la région et même au-delà.
Vous dîtes que c’est un endroit qui commence à se faire un nom. Est-ce que le parcours change en fonction des éditions ?
Oui, et c’est même notre marque de fabrique. Certains raids ne se renouvellent pas comme nous, ce qui fait que les fidèles de la course découvrent chaque année de nouveaux paysages. Cette année, on est sur 50% de parcours renouvelés par rapport à l’année dernière. C’est énormément de travail et chaque année, je suis surpris de la quantité de travail demandée.
Vous n’avez manqué aucune édition depuis 2014, date de sa création. Comment avez-vous fait pour pérenniser l'événement?
On a commencé à l'organiser à Auch et dans la foulée, nous avons créé le club de course d’orientation et de raid : Carto 32. Puis au fil des années, on a commencé à avoir de plus en plus de participants, puis on a connu un grand succès auprès du club. Des jeunes que l’on a entraînés et qui ont participé à plusieurs championnats de France de raid.
Comment comptez-vous vous développer encore plus ?
Propos recueillis par M.G