Hautes-Pyrénées : Des dons de sang plus réguliers pour 2023

04 janvier 2023 - 10:38

Stabiliser la mobilisation pour le don du sang. C'est l'objectif en ce début d'année de l'établissement français du sang. Ce dernier a publié l'année dernière trois appels urgents au don pour la première fois dans son histoire. Depuis, la mobilisation s'est relancée mais de manière irrégulière. Les précisions du docteur Marie-Jo Pommier, responsable des prélèvements sur le basin des Pyrénées. Entretien.

Quels sont les besoins en don de sang aujourd'hui ?

Nous avons besoin en Occitanie de 1 000 poches de sang par jour pour subvenir aux besoins des malades. Dans les Hautes-Pyrénées, jour férié ou non, on a besoin de remplir 200 à 250 poches par semaine.

Nous avons connu une vague Covid dans les Hautes-Pyrénées que nous n'avions pas connu jusque-là, qui a éloigné les donneurs des collectes. Mais la situation s'est améliorée depuis...

Quelles conditions ont permis de relancer les dons ?

Nous avons été obligés de lancer plusieurs appels au don, ce qui ne nous était jamais arrivé. Ces appels ont sûrement permis aux volontaires de se mobiliser. Toutes les collectes que nous avons programmé, principalement pendant les vacances, étaient situées dans les stations ou les villages qui sont attractifs, tels que Argelès-Gazost, Saint-Lary ou Cauterets. Nous avons eu beaucoup de fréquentation. A Argeles-Gazost notamment, 135 donneurs se sont présentés. Ça faisait longtemps qu'une collecte n'avait pas eu autant de succès. Une trentaine d'entre eux n'avaient pas donné depuis plusieurs années et 7 n'avaient jamais donné, ce qui paraît peu mais c'est très bien. Il ne faut pas que la mobilisation s'estompe.

Comment se profile le reste de la saison hivernale ?

La mobilisation, on l'a actuellement, mais pour l'instant nous n'arrivons pas à la lisser. Des collectes qui marchaient bien jusque-là se sont effondrées. D'autres dans lesquelles nous ne placions pas d'espoir se sont révélées porteuses. Nous avons surtout une perte entre les personnes qui, quand on les interroge, sont partants, mais qui ne franchissent pas le pas. Ce que nous recherchons surtout c’est une meilleure visibilité auprès de ceux qui n'ont jamais donné ou qui ont des réticences à donner. A savoir que seulement 4% de la population donne. C'est-à-dire qu'il y a une réserve de 96% de la population en âge de donner, qui ne donne pas.

N.B.

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