Faute de délégation au Palais-Bourbon pour reçevoir leurs doléances, les motards en colère de tous horizons se sont mobilisés ce samedi, notamment à Auch. Ils étaient une centaine à défiler en protestation contre diverses mesures, au premier rang desquelles l'instauration du contrôle technique pour les deux-roues motorisés, entré en vigueur en avril dernier.
« On manifeste contre toute les tentatives de faire passer les motards pour des débiles qui polluent et qui font du bruit ». Le coordinateur de la Fédération Française des Motards en Colère 32, Thierry Lailavoix, peste contre ce que lui et ses coreligionnaires perçoivent comme un tendance récente à limiter la liberté de déplacement des deux-roues. L'instauration enfin effective du contrôle technique, la mise en place d'espaces de stationnement payants dans les zones urbaines, autant de décisions qui se surajoutent un à climat de tension où les scooters spécialistes du rodéo, « des malfaisants qui devraient être arrêtés par la police », cristallisent la colère du grand public.
Cheval de bataille de la FFMC depuis une quinzaine d'années, le contrôle technique des deux-roues motorisés (CT2RM) a fait son arrivée en avril dernier dans la vie des motards. Pour Thierry Lailavoix, l'inutilité de la mesure se constate à l'aune des résultats des six premiers mois de contrôles. « C'est 0,014% de retour de contre-visite de motard, donc c'est totalement infime. Ca se comprend. Une moto quand on monte dessus si les pneus sont dégonflés, si la direction a du jeu on ne peut pas conduire. Ce n'est pas comme une automobile, avec un pneu dégonflé, elle avance ». L'argument de la très faible occurrence d'accidents causés par une défaillance mécanique « selon les assurances », serait donc vérifié. « On est les bons sujets de la vérification mécanique, on n'a pas besoin qu'on nous explique. Tout nos organes sont visibles » avance le coordinateur de la FFMC 32.
Ce samedi, depuis Endoumingue jusqu'à la préfecture, en passant par une dizaine de rond-points auscitains, une centaine de motards, gersois mais aussi haut-garonnais ou tarn-et-garonnais, a fait savoir son mécontetement. Un léger désagrément pour la circulation dans la capitale gasconne le temps de deux heures post-méridiennes, histoire que la FFMC justifie son C. Pour le reste « il y a beaucoup de choses qui s'organisent au niveau du monde motard » argue Thierry Lailavoix, prompt à justifier le nouveau slogan de son association : « la moto, solution ». « On fait des ''reprises de guidon'' pour les gens qui n'ont pas conduit depuis longtemps ou qui ne se sentent pas très sûrs d'eux. On fait aussi des journées d'animation avec des simulateurs dans les collèges et les lycées pour montrer aux jeunes que quand on fait le c** à moto, ça épate la petite copine mais très rapidement on perd le contrôle et sa vie. Donc on fait un travail de fond très important ».
C.P : FFMC 32
V.M