Gers : même pendant le confinement, le CIDFF reste à l'écoute des victimes de violences conjugales

25 novembre 2020 - 17:08
En cette journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, coup de projecteur sur un acteur clé de cette lutte contre les violences conjugales : le centre d'Information aux droits des femme (CIDFF). Plus d'une centaine de CDIFF existe en France avec comme mission de développer l'égalité entre les femmes et les hommes. Notamment dans le Gers où l'association qui bénéficie d'un agrément ministériel informe, oriente et accompagne depuis plus de 35 ans les familles en particulier les femmes dans différents domaines : comme l'accès aux droits, la vie personnelle et familiale ou encore l'emploi et la formation. Avec une axe fort dans ses missions autour de l'accompagnement des femmes victimes de violences conjugales. Entretien avec Corinne Perpère, directrice du CIDFF du Gers.
 
Quelles sont les missions du CIDFF pour lutter contre les violences conjugales ?
 
Corinne Perpère, directrice du CIDFF du Gers. “Au sein de l'association, nous avons un service qui s'appelle l'accueil de jour. C'est un service qui accueille sans rendez-vous les personnes victimes de violence conjugale qui ont besoin d'un lieu. Elles peuvent rester à la journée ou même à la demi-journée. Dès leur arrivée, une évaluation est faite de leur situation, avec un temps dédié tout d'abord à l'écoute et à l'accueil. Et ensuite, on va orienter la victime vers les services compétents ou les services qui correspondront au besoin dans le département. Cela peut-être au sein de notre structure ou hors de notre structure puisque pour les violences il est capital de travailler en partenariat pour assurer un parcours de sortie de ses situations de violence.”
 
Est-ce que vous ressentez cette hausse des violences conjugales liée notamment à ces différentes périodes de confinement ?
 
“Avec le confinement, c'était beaucoup plus problématique pour ces femmes victimes de violences d'aller vers l'exterieur demander de l'aide puisqu'elles se retrouvaient enfermées au sein de leur foyer. On constate toutefois depuis le déconfinement, une augmentation des demandes d'accompagenement. C'est un constat dressé ces dernières semaines par les psychologues qui font du soutien psychologique au sein de notre association On a également constaté lors du 1er confinement et encore aujourd'hui un besoin pour les victimes de garder un lien avec la structure et avec l'extérieur.”
 
Justement, comment s'organise votre association durant le confinement ? Vous continuez à assurer vos missions ? 
 
"Lors du 1er confinement, quand cela était possible on assurait ce lien à distance par téléphone. Aujourd'hui, avec ce nouveau confinement, nous assurons une permanence physique avec 2-3 professionnels qui sont présents dans les locaux pour respecter les normes sanitaires et à la fois être présent pour les personnes qui sont en situation de détresse ou qui ont besoin de nos services. Je tiens à préciser qu'il est possible même en cette période de confinement de se déplacer dans nos services avec son attestation de déplacement.
 
Des propos reccueillis par E.R
 

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