Fermeture des commerces "non essentiels" : les artisans du Gers se posent toujours des questions

09 novembre 2020 - 05:25
Ils se réjouissent de l'équité « rétablie » dans la différence de traitement entre les commerces de proximité et les grandes surfaces. Face à la levée de boucliers des commerçants de proximité, de ce qu'ils considéraient comme de la « concurrence déloyale », le gouvernement a décidé de fermer les rayons dits « non essentiels » des grandes enseignes. Mais sur la problématique globale que rencontrent ces commerçants du centre-ville, et face au manque de chiffre d'affaires à quelques semaines des fêtes de fin d'année, certains auraient souhaité que l'artisanat de proximité puisse poursuivre ses activités. « Une décision qui aurait été plus visible » selon Philippe Archet, président de la maison de l'artisan du Gers. Sur fond de propositions, cet artisan coffieur espère une rouverture « contrôlée » avec un protocole sanitaire extrêmement strict. Comme un retour vers l'une des premières mesures du déconfinement progressif, orchestré par Jean Castex. « Il suffirait de réduire le nombre de personne au M² avec un mode de prise en rendez-vous, de désinfection massive. Quand nous l'appliquions lors de la première crise, on faisait moins de clients mais au moins on pouvait travailler ». Une vraie problématique à Auch, la commune compte 45 salons de coiffure et l'impact économique est palpable. « On va voir si les aides proposées sont plus conséquentes que lors de la première vague, mais l'esprit de l'artisanat n'est pas de vivre avec des aides ». D'autant que les coiffeurs, à l'inverse de certains commeçants fermés, sont dans l'impossibilité de se rendre au domicile des clients. « Il vaut mieux éviter. Ce n'est pas autoritsé et ça favoriserait le prpopagation de l'épidémie ».
La réaction de Guy Sorbadère, président de la CAPEB 32
« Pour le batiment on a un protocole, et on ne nous a pas demandé d'arrêter de travailler. J'y vois une discimination dans la mesure où les commercants ne peuvent plus exercer. Ces gens appliquent le protocole d'une manière stricte et tout à coup, on leur demande d'arrêter car à risques. Je ne peux pas le comprendre. Si les commerçants n'avaient pas fait cette levée de boucliers, peut être que les grandes surfaces seraient encore ouvertes normalement. Le problème n'est pas réglé, il y a encore des choses à faire. Aujourd'hui, la circulation reste dense à Auch donc je me pose des questions sur la pertinence des décisions prises. Je ne suis pas un frondeur, plutôt loyaliste. Mais ce que le gouvernement ne doit pas faire, c'est diviser les gens sur ce sujet-là. Je ne sais pas ce que c'est personnellement un commerce essentiel. L'informatique n'est pas plus essentiel à mes yeux que des chaussures. Les fêtes de fin d'année vont être très tristes si rien n'est fait ».
N.M

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