"On subit aujourd'hui une augmentation de toutes les matières premières. Au-delà de ces hausses, il y a également une vraie incertitude sur nos approvisionnements de ces matières premières et sur les fluctuations qu'il peut y avoir. Cette incertitude nous pénalise pour mener à bien nos travaux et pour mener à bien notre mission celle de produire des denrées alimentaires pour nourrir la population. Aujourd'hui, on arrive à un ras-le-bol chez beaucoup, il faut le dire. A cela, se rajoute pour la filière avicole, la crise de l'influenza aviaire et les nombreuses incertitudes également autour. C'est beaucoup de choses qui pèsent sur notre profession et qui amènent du doute quant à l'avenir de notre métier."
"On est un peu victime collatérale de ce conflit. Même si je tiens toutefois à peser les mots. La situation en Ukraine est dramatique, on parle là d'une guerre avec des victimes, donc il faut savoir faire la part des choses. Mais sur un point de vue économique, on fait partie effectivement des dommages collatéraux avec une hausse de toutes les matières premières depuis le début du conflit. Cette hausse générale des charges n'est toutefois pas nouvelle. On y fait face depuis la crise de la COVID-19 et la guerre en Ukraine n'a fait qu'empirer les choses."
“On veut à tout prix éviter ça. Notre objectif ce n'est pas que le consommateur paye toujours plus cher. On souhaite produire pour nourrir la planète. Il faut que l'alimentation de qualité reste accessible, surtout que le pouvoir d'achat des Français est mis à mal en ce moment. Augmenter les prix de nos produits, ce n'est pas tout le temps la solution. Mais si la situation perdure et que l'inflation se poursuit, on sera obligé de passer par là. Ce qui passe en ce moment tant pour nous producteur que pour les consommateurs, c'est assez irrationnel.”
"Le gouvernement doit annoncer prochainement un plan de résilience. On demande vraiment à l'Etat d'apporter des aides directes et concrètes aux exploitants et aux éleveurs pour faire face à l'augmentation des charges. On demande notamment un prix du GNR bloqué à 1€/litre et une exonération des charges sociales et patronale.