En cette période de confinement, la gendarmerie a souhaité relancer l'opération tranquillité seniors. Focus sur ce dispositif datant de 2010, avec la commandante de gendarmerie, Vanessa de Maria.
Commandante, en quoi consiste cette opération?
Au vu de la pandémie, et de l'isolement que le confinement peut créer, on a décidé de remettre le dispositif à l'ordre du jour. Il suffit de se signaler à la gendarmerie de laquelle on dépend et de se présenter en tant que personne senior et isolée. Ce sont des personnes qui ne peuvent pas forcément sortir et recevoir de la visite. Dès lors, la gendarmerie prend contact avec la personne pour avoir de ses nouvelles, lui communiquer des conseils de prévention. C'est un vrai plus.
Vous avez un rôle de d'accompagnement finalement...
On a toujours été dans l'accompagnement. Il y a des contrôles de flux, de la répression dans certains actes mais on a toujours eu un rôle d'accompagnement social. Entreprises, seniors, victimes de violences notamment.
Vous recevez des appels de seniors en détresse actuellement?
Pas d'appels de seniors en détresse mais de personnes surtout en début de confinement qui se posaient beaucoup de questions autour des règles à suivre. Ce que l'on remarque, c'est que les seniors nous contactent encore via le 17, ce qui ne nous arrange pas. Il s'agit d'un numéro d’urgence. Avec l'opération tranquillité seniors, on se recentre vers sa brigade locale.
En période de confinement, la délinquance baisse?
On va dire qu'elle baisse, certes. Mais elle évolue sur d'autres volets, du type arnaques, escroqueries via internet. On a toujours une partie de la population qui en est victime. Pareil, si demain un gendarme vent chez vous, il aura toujours une carte professionnelle, on le répétera toujours aux seniors pour qu'ils évitent l'arnaque.