Ils font partie de ces professionnels de santé impactés par la crise sanitaire du Coronavirus : les masseurs-kinésithérapeutes. Depuis le 17 mars, les cabinets des 190 kinés libéraux du Gers ont baissé provisoirement le rideau jusqu’à "nouvel ordre", à la demande du conseil de l’ordre, pour éviter toute contagion. L’activité certes impactée n’est toutefois pas complètement à l’arrêt, comme d’autres secteurs de la santé. Alors qu’ils étaient autorisés à poursuivre les soins au domicile des personnes les plus vulnérables, une bonne nouvelle est tombée samedi pour la profession. Dans un arrêté publié au journal officiel, le gouvernement autorise désormais les masseurs-kinésithérapeutes à recourir à la téléconsultation en cette période de crise sanitaire.
Le patient doit déjà avoir bénéficié d'un premier soin physique avec son kiné pour avoir accès à la téléconsultation
Une décision qui va faciliter le suivi des patients et la poursuite des soins pour ceux qui ne peuvent pas être vus à domicile, dont se réjouit Kathlenn le Breton, la présidente du Conseil de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes du Gers. "C'est un grand avantage pour nous. Car certes, on avait la possibilité ces dernières semaines de voir des patients à domicile, mais c'était vraiment quand on ne pouvait pas faire autrement. Et là, cette décision va nous ouvrir des portes plus importantes. Cela va nous permettre de faire une surveillance d'exercice et une consultation visuelle, et c'est ça qui est intéressant", souligne la kinésithérapeute basée à l'Isle-Jourdain. Elle explique néanmoins les conditions pour avoir accès à ces téléconsultations de kinésithérapie : "on doit avoir vu les personnes une fois au moins avant de pouvoir mettre en place les télésoins."
La téléconsultation en vogue en cette période de crise sanitaire
C'est l'une des conséquences dans le milieu de la santé de ces mesures de confinement : les actes de télésoin, qui sont pour rappel pris en charge par la sécurité sociale, explosent ces dernières semaines. Les médecins généralistes sont de plus en plus nombreux à adopter ce nouvel outil. Et cela, se ressent au niveau des chiffres. Alors qu’on dénombrait seulement une dizaine d’actes par semaine au début du mois de mars dans le Gers, la Caisse primaire d'assurance maladie enregistre désormais plus de 1500 actes par semaine. Un chiffre qui devrait continuer de croître dans les prochaines semaines avec désormais la possibilité pour les kinés de la pratiquer. Reportage complet à retrouver dans nos éditions de la soirée.