Violences conjugales - Gers : il s'introduit par le balcon chez son ex-compagne et la violente sous les yeux de ses enfants, il est condamné à 3 ans et demi de prison

Le tribunal correctionnel d'Auch a condamné ce mardi après-midi un homme de 35 ans pour des violences intrafamiliales, en état de récidive, à 40 mois de prison ferme.

L'affaire remonte à ce lundi 29 août à Auch. Après avoir bu plusieurs verres d'alcool en ville avec un ami, le prévenu décide de rendre une visite impromptue à son ex-compagne et à ses enfants à ... 6h du matin. Sans passer par l'étape normale quand on n’est pas chez soi, à savoir sonner à l'interphone, il décide de grimper le balcon et de s'introduire dans le domicile de son ex-compagne situé au 2e étage, avec qui il est séparé depuis plusieurs années suite à des faits de violences conjugales. Il tombe nez à nez avec l'un de ses enfants et ordonne de le laisser rentrer. "Par peur", l'enfant s’exécute. Le prévenu se dirige alors vers la chambre de son ex-concubine en furie après avoir « été bloqué sur les réseaux sociaux ».

Des violences verbales et physiques 

Ensuite la victime, qui s'est constituée partie civile, dénoncera aux enquêteurs : avoir été victime « de crachats, de coups de poings, de gifles, d'étranglement, de morsures ou encore de menaces sexuelles et de menaces avec une arme, à savoir un couteau". Dans sa crise de violences, le prévenu est également accusé d'avoir dégradé de nombreux biens dans l'appartement, dont le téléphone de la victime et d'avoir assené une gifle à son fils ainé âgé de 13 ans responsable selon lui « d'avoir commis des violences contre sa mère ». S'il reconnait ces derniers, il ne reconnait pas lors de l'audience tous les faits de violences contre son ex-compagne. 

Une interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant plusieurs années

 

"Quand cela va s'arrêter, cela fait trois fois en peu de temps que l'on voit M.A au tribunal d'Auch pour des violences sur son ex-compagne, ça suffit, il faut à tout prix la protéger, car elle est en danger", alerte le procureur de la République, Jacques-Edouard Andrault, dans sa réquisition. Du fait de l'état de récidive et de son casier comprenant près de 11 mentions, le parquet a requis une grande sévérité avec une peine de 30 mois de prison ferme, et la révocation du sursis probatoire de sa récente condamnation pour des faits également de violences conjugales. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et a condamné le prévenu à près de 3 ans et demi de prison ferme avec une interdiction d'entrer en contact avec son ex-compagne pendant trois ans à sa sortie de détention. Il n'a en revanche pas été destitué de son autorité parental, comme le réclamait le procureur.

 E.R