Vic-Fezensac : Distriland, distributeur-grossiste de boissons, touché de plein fouet par la crise sanitaire

Des entrepôts remplis de boissons dans l’attente de clients et un chiffre d’affaires qui devrait diminuer entre 40 et 60% par rapport à l’an passé : l'entreprise Distriland, distributeur-grossiste de boissons dans les Landes et le Gers est l'une des victimes collatérales de l'épidémie du Coronavirus. Depuis plusieurs semaines, l’activité de la société basée à Mont-de-Marsan, mais qui possède une antenne dans le Gers à Vic-Fezensac, est quasiment à l’arrêt. Dans le département, où l’entreprise fournit une centaine de cafés-hôtels-restaurants et de nombreuses associations notamment sportives, l’activité est même au point mort, dans une période pourtant charnière pour l’entreprise. Conséquence : les 3 salariés du site gersois ont été mis au chômage partiel. "L'activité principale du site de Vic-Fezensac, c'est les cafés-hôtels-restaurants et également la partie associative, où une grande part concerne Vic-Fezensac. Aujourd'hui, autant dire que compte tenu que la partie associative est à l'arrêt jusqu'à la mi-juillet pour l'instant, on doit considérer que le site est complètement à l'arrêt", témoigne sur notre antenne Jean-Christophe Dupeyron, directeur général de l’entreprise.

L'annulation des férias de Vic-Fezensac : "un gros coup dur pour l'entreprise"

Autre coup dur pour l’entreprise : l’annulation successive des grands événements culturels prévus cet été dans le secteur. Parmi eux, la Féria de Vic-Fezensac, où le distributeur fournit en boissons près de 80% des bars, bodegas de la ville durant l’événement. "C'est un gros coup dur pour nous" souligne Jean-Christophe Dupeyron. "Mais également pour notre culture, pour tous ceux qui aiment la tauromachie et ces fêtes, c'est vraiment un vrai coup dur pour tout le monde. L'entreprise certes c'est une chose. Mais, il faut surtout espérer que les gens de Vic, les associations qui gravitent autour de ce monde-là s'en sortent aussi, parce que c'est la pérennité de ce monde-là qui est en péril aujourd'hui", confie le chef d'entreprise.

Quel sort pour les boissons et fûts de bières stockés dans les entrepôts ? 

Quid des boissons et fûts de bières commandés en nombre avant la crise pour préparer la pleine saison et stockés dans les différents entrepôts du groupe depuis plusieurs semaines et pour encore de nombreux jours ? "Dans nos entrepôts, on a des produits avec des dates relativement limitées. Aujourd'hui, ce qu'il se passe c'est que tous les industriels sont en train de travailler avec la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), sur des validations de délai de 60 jours supplémentaire par rapport aux dates pour permettre à tout le monde de passer ces produits. Et même chose pour la partie bière au niveau des fûts de bière, c'est le même combat. Aujourd'hui, les brasseurs travaillent sur une extension de date de durabilité minimale (DDM) avec une date de 60 jours supplémentaires par rapport aux dates qui sont indiquées sur les emballages", informe l'entrepreneur landais. Reportage complet à retrouver dans nos éditions de la journée.