Une infirmière libérale du Gers : "les cas de Covid-19 sont bien plus nombreux"

Elles sont -aussi- en première ligne, et elles en appellent à la générosité des citoyens pour leur fournir de quoi se protéger face au Covid-19. Les infirmières libérales dénoncent, comme beaucoup d'autres professionnels du secteur de la santé, le manque de moyens octroyés par le gouvernement pour lutter face à l'épidémie du Coronavirus. Laure Saint-Martin, qui exerce à Puycasquier au nord d'Auch, affirme avoir déjà eu recours à une coopérative agricole ou encore une concession automobile pour palier au manque de matériel dans l'exercice de ses fonctions. Pour l'heure, c'est le système D. "J'ai contacté une coopérative agricole, une concession automobile pour protéger l'habitacle du véhicule. On sait que le confinement va durer, mais le matériel ne tiendra pas si la mesure est longue. On a pas de consigne claire de conduite à tenir de la part du ministère de la santé, on fait du porte-à-porte dans nos campagnes pour trouver de quoi se protéger. Comme beaucoup de professionnels du secteur, elle en appelle ce matin à la responsabilité des gens : le confinement doit être respecté au maximum. "Toute l'année on râle parce qu'on doit aller travailler, là on n'est pas content parce qu'on nous demande de rester à la maison. C'est aberrant. Comme lorsqu'on fait des courses, il faut davantage de civisme. On regroupe tout en un, ce n'est pas bon d'aller chercher le pain tous les jours. Le problème, c'est que les gens pensent être à l'abris, qu'il n'y a qu'une vingtaine de cas dans le Gers, mais en réalité ce ne sont que des cas dépistés. Il y en a probablement plusieurs centaines, c'est pour cette raison que le virus se propage à une vitesse impressionnante". 
 
Si vous souhaitez aider Laure à lui fournir du matériel, entre autres des masques, des gants FFP2, de quoi protéger l'habitacle de son véhicule, contactez-la par mail à laure.stmartin@hotmail.fr ou au 06 38 76 77 23. Du matériel sera aussi redistribué aux cabinets voisins.