« Une demande croissante et en contrepartie une distribution moindre », la Banque Alimentaire en besoin de produits frais

La Banque Alimentaire des Hautes-Pyrénées lance un appel aux dons de produits frais face à des problématiques d'approvisionnement, dans les Hautes-Pyrénées mais aussi au niveau national. Les précisions de Michel Ricaud, président de la Banque Alimentaire dans le département.

Comment expliquez-vous le déclin des modes d'approvisionnement de la Banque Alimentaire ?

Depuis la crise sanitaire, plusieurs éléments se conjuguent avec notamment un changement des modes d'alimentation des gens. Ce problème d'approvisionnement concerne non seulement la Banque Alimentaire mais aussi d'autres associations comme nous, qui récoltent des produits alimentaires pour les distribuer. Surtout si on compare à la période d'avant-covid. On est tous un peu dans le même bateau.

Avant, lorsqu'on allait récolter des produits auprès des grandes surfaces, on repartait avec le camion plein. Aujourd'hui, on récupère une palette. Une ramasse était faite tous les matins, aujourd'hui elle n'y est plus. Les produits dont on a besoin sont des produits ponctuels de tous les jours, et c'est ce dont on a besoin.

Un manque de denrées alors que le nombre de bénéficiaires augmente...

Exactement. Par exemple nous venons de récupérer une nouvelle association tarbaise. On devrait avoir 10% de demande en supplément. On va les servir, mais en partageant ce que nous avons, ce qui fait que tout le monde aura un peu moins. Parce que nous récoltons déjà pas assez. Nous recevons aussi des produits au niveau de l'Europe, du CESE, mais encore une fois, ce sont des produits secs. Il est dit qu'on doit manger cinq fruits et légumes par jour, mais nous on a du mal à les fournir parce qu'il y a une carence.

Quelles solutions envisagez-vous pour réorganiser et développer les dons de produits frais ?

Il faudrait qu'on puisse récolter aurpès de la grande distribution d'une manière ou d'une autre. Chose que l'on ne faisait pas auparavant : récolter aussi auprès de particuliers qui ont des excédents, aux alentours de Tarbes.

On fait une collecte le matin, puis nous avons des équipes de tri qui sélectionnent ce que l'on donne. L'après-midi, les produits sont répartis aux 32 associations avec lesquelles nous travaillons qui les distribuent ensuite à environ 4 600 bénéficiaires. Les produits, souvent à la limite de consonmmation, sont distribués le soir ou le maitn suivant. Donc il faut aller vite et avoir des apports ponctuels. Aujourd'hui, je pense que les chambres consulaires pourraient nous permettre d'avoir plus de visibilité sur de potentiels donateurs.

N.B