Maître fauconnier, cascadeur et bientôt dirigeant d'un parc aux allures de Puy du Fou. C'est le dernier pari que s'est lancé Guillaume Roche. A 52 ans, celui qui a parcouru l'Hexagone avec sa société de spectacle « Les Aigles de Gascogne », se lance dans la création du parc d'Artagnan. Un projet qui pourrait voir le jour à l'horizon 2023 à Gazax-et-Baccarisse dans le Gers.
Quelles sont les perspectives de ce projet de parc à thème ?
On ne va pas créer le Puy du Fou mais c'est dans l'esprit. 20 hectares ont été achetés pour l’instant, mais pourquoi pas plus si le projet se pérennise. Ce sera aussi en fonction des terres à vendre.
Le projet, c'est de faire revivre l'histoire de d'Artagnan ?
On va essayer de faire découvrir la Gascogne et le terroir, nos agriculteurs. Une boutique sera même mise à disposition pour faire découvrir aux gens les richesses du territoire. Ce parc autour de d'Artagnan me tient à cœur depuis petit. J'en ai fait le rôle et j'en suis fan. J'ai épousé une Gersoise et le département m'a plu, l'un des plus beaux de France à mes yeux. Son histoire aussi, et personne n'a eu l'idée d'en faire un parc alors je me lance.
La crise a joué un rôle dans votre projet ?
Un seul. Le culot d'aller demander un crédit à une banque pour ouvrir un parc, et j'en suis fier. L'idée, je l'ai depuis que je suis gamin. Je suis un gosse des cités de Saint-Denis et j'ai toujours été attiré par les animaux, surtout quand je regardais des films de Jean Marais dans d'Artagnan, Belmondo, Delon. Des gens qui créaient quelque chose.
Votre société des Aigles de Gascogne va devoir employer massivement pour ce parc ?
On est déjà 7 dans l'entreprise, une société de spectacle itinérante qui se déplace partout en France. Dès que le parc sera ouvert, on va employer d'autres personnes car on a aussi une envie forte de faire un parc animalier sur la faune sauvage européenne. Le but sera aussi de faire comprendre aux gens pourquoi la nature se porte mal. Ce sera très écologique, sans béton et avec des toilettes sèches.
Une ouverture en 2023 est annoncée.
Normalement. Mais il faut avoir toutes les autorisations pour le faire. Là, nous ne sommes que propriétaires du terrain. Le dossier a été proposé au maire la semaine dernière et les partenaires suivent l'évolution. On espère avoir aussi un contact avec le département et la Région pour soumettre le projet. Il y a beaucoup d'emplois qui vont être créés. Si on ouvre en juin 2023 comme c'est prévu, on aura au début un petit parc. Sur les 20 hectares, nous n'en utiliserons que deux au début puis nous exploiterons le reste au fil des années avec un secteur dédié au médiéval, une salle de spectacle de 3000 places.
N.M