Cellulopack est une société familiale tarn-et-garonnaise fondée en 2013. Elle produit des emballages en cellulose moulée, à base de papier carton. Une alternative aux emballages en plastique à usage unique. L'entreprise débutera, en fin d'année, la construction d'une nouvelle usine à Campsas pour doubler la production. Olivier Mas, président de Cellulopack, voit la demande augmenter depuis plusieurs années. Entretien.
Comment le marché et la demande ont-ils évolués depuis la création de l'entreprise ?
Le marché est porteur pour nous, puisqu'il y a un rejet des emballages en plastique. Avec nos produits à base de papier, on propose une bonne alternative écologique. Donc à ce titre, la demande est très forte, aussi bien pour de l'alimentaire que pour de l'electro-ménager, du high-tech ou même des solutions plus originales pour de l'agriculture biologique par exemple. Donc la demande est forte et les besoins de la part de nos clients sont en constante augmentation.
Pour accompagner cette évolution, vous entreprenez de construire une nouvelle usine ?
Oui, on a une première usine depuis 2013. Aujourd’hui, on est à l'étroit dans ces locaux, puisqu'on a plus de place pour installer de nouvelles machines. On a décidé de construire un nouveau bâtiment, à Campsas, pour nous permettre de développer notre activité, tout en conservant l'usine actuelle de Castelsarrasin. Pour le terrain et le bâtiment on investit environ trois millions d'euros, il faut ajouter deux millions et demi d'euros pour le matériel, le recrutement et l'informatique, entre autres. On espère être en production pour la rentrée 2022. Cette nouvelle usine nous permettra déjà de doubler notre production.
Quels enjeux rencontrez-vous dans la démocratisation de l'emballage écologique, alors que beaucoup d'objets vendus sont encore aujourd'hui emballés dans du plastique à usage unique ?
C'est sûr que le plastique est encore prédominant dans beaucoup d'applications, dont un certain nombre où il y a déjà des alternatives possibles. Mais il y a des domaines d'activité dans lesquels il n'y a pas de solution technique qui n'ait encore été mise au point. Ça va demander quelques années de recherche, de développement et d’innovation pour trouver les alternatives du futur. En tout cas, dans tous les secteurs où c'est déjà possible, il faut renforcer nos solutions pour remplacer le plastique dans la mesure du possible.
Le processus de fabrication des emballages en quelques secondes ?
Donc, vous prévoyez d'étendre la gamme de produits ?
On a de nombreuses demandes de nos clients. Il y a notamment une clientèle au niveau des emballages pour les fruits et légumes. On va donc aller développer ces nouveaux marchés. Il y a ce que veulent les consommateurs, puis aussi l'aspect réglementaire qui fait que les personnes sont de plus en plus contraintes de mettre sur le marché des emballages écologiques. Donc c'est ce à quoi on répond, nous, et vu la demande, on peut aller vers une grande variété de produits.
Le plan de la Région "Zéro déchet ultime plastique en 2030" prévoit la distribution d'aucun plastique à usage unique d'ici 2030. Au vue de l'évolution actuelle du marché, estimez-vous que c'est faisable ?
Ça va être compliqué parce qu'aujourd'hui il y en a encore beaucoup. Ce qui compte c'est la tendance, c'est-à-dire d'arriver petit à petit à substituer des emballages plastique par des emballages plus verts, plus écologiques. Alors je ne sais si ce sera réalisable d'ici 2030, mais en tout cas il faut essayer d'y arriver.
N.B.