Un appel à une marche unitaire a été lancé pour ce samedi à Tarbes. Une mobilisation à la fois contre les violences policières, le racisme systémique et les discriminations syndicales. Des faits qui sont d'actualité dans les Hautes-Pyrénées, dans un contexte où plusieurs délégués syndicaux sont menacés de licenciement. Entretien avec Julie Perriguey, secrétaire générale de l'union départementale de la CGT des Hautes-Pyrénées.
Comment rejoignez-vous les différentes revendications portées par cet appel à manifester ?
Cet appel à manifestation national est organisé contre les violences policères, le racisme systémique et pour les libertés publiques. Les violences policières qui découlent aussi d'un manque de moyens. Les policiers sont des salariés. Si on ne leur donne pas de moyens à un moment donné ils sont sous pression et c'est normal qu'on en arrive à des violences. Des violences aussi systémiques et racistes en découlent, dues à un manque de formation.
Un sujet qui est aussi d'actualité dans le département...
A la CGT on subit justement ces discriminations syndicales. A Tarbes encore dernièrement, avec l'ancien délégué syndical des forges qui est menacé de licenciement.
Au niveau national on a Sébastien Menesplier, le secrétaire CGT de la Fédération Mines-Énergie, qui a été convoqué par la gendarmerie. On a aussi, suite à la manifestation des anti-bassines, des manifestants qui ont été convoqués. Parmi eux, le délégué départemental CGT des Deux-Sèvres, David Bodin. Au niveau de nos libertés syndicales on demande surtout le respect du droit de grève, de manifester et le respect de la liberté d'expression.
Comment va se dérouler donc cette manifestation ?
Alors rassemblement à 10h30 devant la préfecture à Tarbes. Le parcours prévoit un passage par la rue Abbé Torné, la place Verdun pour finir à la Halle Brauhauban.
Et un autre appel à la manifestation a d'ores et déjà été lancé ?
Oui, nous avons un appel le 13 octobre sur les salaires, dans le contexte d'inflation, mais aussi sur les conditions de travail et pour l'égalité femme-homme. On remarque un recul du pouvoir public et on a un gouvernement qui poursuit sa politique régréssive. De là on aggrave les inégalités sociales. On lance donc un appel à la manifestation interprofessionnel.
N.B