Tarbes : L'International Free Ride Film Festival de retour pour faire découvrir le cinéma en montagne

Le parc des expositions de Tarbes accueillera ce week-end la 16e édition de l’International Free Ride Film Festival. L'événement proposera la projections des films et documentaires en lice pour décrocher les prix de cette année, mais aussi un village de marques et beaucoup d'animations. Le tout inspiré du monde de la glisse. Le festival sera ouvert, gratuitement, à 17 heures vendredi et à partir de 11 heures samedi et dimanche. Entretien avec Bruno Delaye, fondateur du festival.

Quelles sont les particularités de la programmation cette année ?

Vu la saison qu'on a traversé l'année dernière, c'est vrai que la programmation est particulière : il n'y a pas une seule image d'hélicoptère, les stations et les remontées mécaniques avaient fermé. Ce qu'on retrouve dans la majeure partie des films c'est une prise de conscience encore plus développée sur la protection de l'environnement et des domaines skiables, notamment du parc national des Pyrénées. On sent vraiment que ce sont des expéditions légères, il y a beaucoup de randonnée, beaucoup de productions locales mais aussi internationales avec une redécouverte des domaines un peu à l'état sauvage. Des productions très tournées vers la nature. Pas mal de films ont également utilisé les mobilités douces, notamment pour accéder aux domaines. Chaque fois, il y a un vrai discours sur la protection de l'environnement.

Les membres du jury sont issus de domaines différents : professionnels de la glisse, journalistes ou comédiens. En quoi est-ce important d'avoir des profils variés, pour une programmation, elle aussi, variée ?

Le jury est composé de personnalités très diverses pour en quelque sorte justifier le palmarès qui sera révélé, et c'est ce qui fait la richesse de ce palmarès, justement. Dans la programmation, il n'y a pas deux films qui se ressemblent. Le but est vraiment qu'il y ait du relief sur ces trois jours. Et il y a plein de thèmes abordés : l'exploit, le voyage, la rencontre, l'environnement, la nature, la rencontre du sauvage. Plein de choses différentes et intéressantes.

A quoi peut s'attendre le public cette année ?

On se rend compte qu'on voyage pas mal à travers ce festival. Il y a des pyrénéens qui sont partis en Iran il y a deux ans y faire un documentaire sur le ski de randonnée, par exemple. Il y a également des productions des Alpes, pas seulement des Pyrénées. Il y en aura pour tous les goûts. Les projections seront gratuites, puisque l'objectif premier de ce festival est de démocratiser la qualité artistique de ces films et de créer une reconnaissance pour cette industrie. Généralement, on ne prend pas le temps de voir de longs films dans le domaine de la glisse, de vrais documentaires où il y a une réelle ambition d'écriture et de faire passer des messages. Une vraie nouveauté aussi cette année sera un village de marques avec plein d'animations, en plus des projections. De quoi permettre au public de s'immerger pleinement dans l'univers de la glisse.

Après une saison blanche, est-ce pour vous d'autant plus important de mettre en valeur le domaine de la montagne ?

Oui, tous les gens qui habitent à Tarbes, et sur tout le bassin qui l'entoure, ce sont des personnes qui skient l'hiver habituellement. En général, c'est déjà un public averti mais il y a aussi des curieux. C'est très important de leur présenter ces productions et de valoriser tout ce qui touche à la montagne, juste avant le début de la saison. La montagne a besoin de revivre, d'ouvrir. Le festival sera comme une mise en bouche.

N.B.