Sans surprise, la préfecture du Gers annonce de nouvelles mesures face au manque de précipitations dans le département qui s'apprête à traverser un épisode de canicule.
Le communiqué de la préfecture.
En raison d’un déficit pluviométrique sur la période de recharge hivernale, ainsi que de débits naturels de la Neste qui sont à nouveau faibles depuis le mois de juillet, le département du Gers est placé en état de vigilance sécheresse, pour une portion importante du territoire depuis le 14 juin 2023.
L’aggravation de la situation, notamment au travers d’une période particulièrement chaude et sèche depuis la deuxième quinzaine du mois d’août mais aussi l’état des différents indicateurs de suivi de la ressource en eau et de la dynamique des différents besoins conduisent le préfet du Gers à prendre des mesures de protection de la ressource au travers des premières mesures de restriction des usages de l’eau sur le département. Ces mesures concernent tant les prélèvements effectués depuis le milieu
naturel que ceux effectués depuis le réseau d’adduction en eau potable.
Contrairement à la plupart des départements, le Gers ne dispose que de peu de nappes phréatiques, ce qui rend sa situation particulière. C’est la raison pour laquelle des barrages furent construits pour stocker les débits hivernaux des cours d’eau, à destination soit de la production d’eau potable, soit pour des usages économiques, et en particulier agricoles.
Ainsi, 70 % des habitants du Gers consomment de l’eau potable qui provient d’une ressource superficielle, c’est-à-dire directement prélevée dans une rivière ou dans une retenue de stockage.
Dès lors que les cours d’eau sont en tension, il est essentiel que l’ensemble des usagers contribue à la préservation de la ressource. C’est la raison pour laquelle des mesures de restriction sont également applicables pour les usages effectués depuis le réseau d’eau potable. Les communes concernées, ainsi que le niveau de restrictions qui leur est appliqué sont déterminés en fonction de l’état de la ressource
naturelle qui irrigue leur territoire.
Un arrêté spécifique, assorti d’une carte illustrative est pris par le préfet du Gers en complément des mesures de restrictions mises en oeuvre à partir du milieu naturel.
Cette carte peut être consultée sur le site des services de l’État dans le Gers.
Trois niveaux de restriction sont actuellement en vigueur :
Ces mesures sont susceptibles d’évoluer pour s’adapter à l’évolution de la situation climatique et hydrologique. Chacun est invité à réduire, dès à présent et de manière volontaire, sa consommation en eau et à se tenir informé des évolutions prochaines en matière de restriction. Ces mesures de bon sens et de sobriété de notre consommation d’eau sont l’affaire de tous et peuvent permettre de préserver de façon efficace cette ressource.
Sur la partie gersoise du sous-bassin Neste et rivière de Gascogne qui représente environ 80 % du territoire :
Sur la partie gersoise du sous-bassin Adour qui représente environ 20 % du territoire, la situation est moins en tension et les mesures prises sont les suivantes :
Les principales mesures de restrictions qui en découlent sont les suivantes :
S’agissant de l’irrigation agricole pour laquelle les irrigants sont informés par l’organisme unique de gestion collective, épaulé en ce sens par la compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne et les services de l’État :
Les mesures de restriction s’appliquent sur le territoire de la zone d’alerte sur laquelle se situe le prélèvement.
– sur les territoires placés en situation d’alerte : limitation des horaires d’utilisation de l’eau pour l’arrosage des jardins potagers : interdite de 13h à 20h
– sur les territoires placés en situation d’alerte renforcée :
– sur les territoires placés en situation de crise :
S’agissant des usages économiques de l’eau (par les entreprises), les mesures de restrictions sont les suivantes : les entreprises ayant le statut d’ICPE doivent se référer aux dispositions spécifiques prévues dans leurs arrêtés s’agissant des usages en période de sécheresse les entreprises autres qu’ICPE doivent se référer aux restrictions spécifiques pour les autres usagers. Pour ces différents usages, les mesures de restriction s’appliquent sur le territoire de la commune. Dans l’hypothèse où celui-ci est couvert par plusieurs zones d’alerte, ce sont les mesures de restriction les plus restrictives qui s’appliquent sur l‘ensemble du territoire communal. Une carte synthétisant les mesures applicables sur le territoire de chaque commune est mise à la disposition du public.
Plus d'informations sur le site gers.gouv.fr
La rédaction