La coupe est pleine pour les organisations syndicales qui comptent bien faire entendre leur colère dans les rues ces prochains jours, suite au recours du gouvernement à l’article du 49.3 pour faire adopter, sans vote, son contesté projet de loi de réfome des retraites à l'Assemblée. De quoi, provoquer l’indignation d’une partie de la population hostile à cette réforme. Après une première manifestation spontanée, samedi, quelques heures après l’annonce du gouvernement, qui avait réuni une cinquantaine de personnes à Auch, ils étaient environ 80 hier soir à se rassembler devant la préfecture du Gers pour clamer leur indignation face à ce 49.3, jugé comme "un véritable déni de démocratie". « On est très en colère. Ça montre juste qu’ils nous méprisent et qu’ils en ont rien à faire du débat démocratique » dénonce Angèle Léger, militante de la CGT du Gers. Avant de toutefois prévenir : « la lutte n’est pas terminée. Ce n’est pas parce que le texte de loi est passé en force avec le 49.3 que la lutte s’arrête, bien au contraire. On a vu des lois être complètement abandonnées, même après un passage en force, donc il faut se remobiliser » annonce-t-elle. Une remobilisation anticipée de quelques semaines. L’intersyndicale gersoise qui n’avait pas prévu de battre le pavé avant la fin du mois, a dû revoir ses plans et a d’ores et déjà annoncé que des rassemblements seraient organisés chaque soir cette semaine à Auch, avant de nouvelles actions la semaine prochaine.