Récupérer le colis de ses voisins en échange d’une rémunération, c’est le concept imaginé par la société Cosy Colis dont le lancement de son application se fera en juin prochain dans le Gers. En terre rurale, le département n’a pas été choisi par hasard.
« Le Gers, c’est là où l’impact environnemental dû aux échecs de livraison est le plus fort en France. » En quelques mots, Noé Bouhlel, community manager de l’application Cosy Colis, résume toute la problématique à laquelle Cosy Colis compte bien apporter des réponses. A l'orée du lancement de l'application, le département a été choisi pour expérimenter l'idée imaginée par Héloïse Barbat, dont les racines prennent naissance dans le département. Le concept est simple : l'application permet à des voisins de réceptionner les colis en cas d’absence de l'acheteur. En contrepartie, une rémunération de 90 centimes par colis sera versée à la personne qui le réceptionne. « Il y a cet aspect symbolique de la rémunération qui peut monter jusqu'à 200 euros par mois. Mais l'idée, c'est aussi de créer du contact avec des gens dans un département assez peu peuplé. Il y a aussi cette dimension écologique puisque dans le Gers, il n’y a qu’un entrepôt qui distribue les colis. Les livreurs se retrouvent parfois à faire 80 kilomètres à cause d’un échec de livraison » poursuit le community manager.
Le Gers est par ailleurs le département en France qui dispose du plus faible nombre de points relais. « Ils sont aussi très éloignés. Les gens doivent prendre leur voiture pour aller chercher leurs colis, souvent à des heures qui ne leur conviennent pas ».
L'est du Gers comme étude de marché
Les fondateurs de l'application ont déjà plébiscité le maire de Samatan, commune nichée en plein cœur du Savès. « C'est une population où beaucoup de personnes sont à la retraite. Les personnes âgées sont celles qui restent le plus souvent chez elles et qui aiment rendre service » constate Noé Bouhlel.
Toulouse, Biarritz, Annecy en prévision
Si dans quelques semaines, le lancement de l’application est une réussite, l'entreprise n’exclut pas de se développer dans d’autres grandes villes. Toulouse, Biarritz, Annecy ou encore Bayonne et Bordeaux sont les secteurs visés par les fondateurs.