L'information a fait le tour de la région en quelques jours. La semaine dernière, un chien est mort après s’être abreuvé dans un lac du Gers, au croisement des communes de Thoux et de Saint-Cricq. La préfecture du département y interdit depuis toute activité nautique ou de baignade. Selon les premières hypothèses évoquées, l'origine de la mort du chien pourrait être liée à la présence de cyanobactéries dans le lac. Si le débat ne porte pas sur la présence d'algues bleues dans les plans d'eau de la région, la mort du chien, si lien de cause à effet est avéré, « étonne » selon Pierre Weiss, le directeur d'exploitation de la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne.
Quelques jours après la mort du chien, il va falloir attendre les résultats …
Nous n'avons pas d'information complète encore à ce sujet, j'attends un retour de la fédération de pêche car nous avons pour ce lac plusieurs conventions d'usage, hormis celui de la distribution d'eau de réalimentation des rivières. L'Etat en est le propriétaire et ce sont les communes ou la préfecture qui gèrent ces interdictions.
Des prélèvements d'eau ont été faits par vos soins la semaine dernière...
Oui et on envoie ces analyses d'eau vers des laboratoires agréés. C'est une suspicion de présence, on n'en est pas encore à l'état de fait. Il y a des phénomènes variés sur ces cyanobactéries qui apparaissent puis disparaissent. On a déjà vu des cyanobactéries mais jamais eu d'incident comme ça, s'il s'avère que c'est bien ça qui a créé le décès de l'animal. Les cyanobactéries, c'est courant mais la mort du chien est plus étonnante. Un rapport de cause a effet qui n'est pas démontré.
La présence de cyanobactéries est fréquente dans les lacs du coin ?
C'est un phénomène tout à fait naturel, c'est biologique et ça évolue surtout en fonction des températures. Dans les lacs de la région et du Gers, on en trouve fréquemment. On a même eu une régate interdite par la préfecture du Gers sur le lac de l'Astarac il y a deux ans.
Les résultats du laboratoire devraient être connus d'ici moins de trois semaines. La Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne déconseille de s'en approcher. Elles peuvent affecter l'homme en provoquant des vomissements, des nausées ou des douleurs musculaires.
Propos recueillis par N.M