Surpris d'avoir été écartés d'un bout à l'autre du parking du magasin Carrefour à Auch. Là où une intersyndicale avait donné rendez-vous pour accueillir le Premier ministre sous les huées et cartons rouges brandits contre "la politique capitaliste du Gouvernement". La soixantaine de manifestants, sous des bourrasques de vent, a tenu malgré la météo difficile et le retard du cortège ministériel, à rester en place pour dénoncer le "mépris du gouvernement". Eric Cantarutti, secrétaire départemental de la CGT du Gers, reste convaincu que la visite de Jean Castex dans le département, résulte d'une opération de communication à quelques semaines des élections présidentielles. "Il vient pour faire des annonces avec un peu d'argent débloqué pour le Gers mais on dirait presque de la charité. Le Gers est un département très sinistré, d'un point de vue des transports ou encore de la santé. Il est juste venu faire son travail de campagne pour le candidat Macron". "Ils s'adressent à nous de façon méprisante, alors qu'on est tenus éloignés des négociations autour du Ségur de la santé. Si on a pas voulu le signer au début, c'est qu'il y avait des raisons".
Dans un mail adressé à la presse ce soir, le député de la majorité, Jean-René Cazeneuve, revient sur la venue du Premier ministre à l'hôpital d'Auch.
Aujourd'hui, le Premier ministre Jean Castex était de retour sur ses terres natales en visite officielle, accompagné de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires. Lors de cette visite, il a rencontré le personnel du centre hospitalier d’Auch. L’occasion de réaffirmer le soutien de l’Etat à l’hôpital et au système de santé gersois. Le 5 novembre dernier, le Premier ministre avait présenté la stratégie régionale des investissements du Ségur de la Santé pour l’Occitanie. Un des cinq chantiers prioritaires qu’il avait présentés était la reconstruction totale de l’hôpital d’Auch. Grâce à ces travaux, Auch aura enfin un centre hospitalier à la hauteur des standards de la médecine moderne. Afin d’aider l’hôpital, l’Etat a également restauré ses marges de financement. 6,8 millions d’euros ont été consacrés au désendettement de l’hôpital dans le cadre du Ségur de la Santé. Cela permet d’assainir les finances de l’hôpital et de repartir sur de meilleures bases. A cela s’ajoute les nouveaux équipements qui ont été installés au centre hospitalier d’Auch. Un deuxième scanner détenu à 100% par l’hôpital a été installé récemment, grâce à 240.000 euros d’investissement du Ségur de la Santé. Cet appareil à la pointe de la technologie permettra de fluidifier l’accès aux examens et d’améliorer la prise en charge. En plus du scanner, une IRM et un mammographe seront installés dans l’année. Avec ces nouveaux appareils, les Gersois n’auront plus besoin de se rendre à Toulouse et pourront réaliser leurs examens à Auch. Ces bonnes nouvelles étaient très attendues par tous les Gersois, notamment le personnel soignant. Ces derniers ne sont pas en reste du Ségur de la Santé. Près de 1.500 employés de l’hôpital d’Auch ont vu leurs salaires être revalorisés. Cette revalorisation historique de 183 euros supplémentaire par mois concerne aussi bien les soignants que le personnel socio-éducatif ou encore le personnel administratif. Dans le Gers, 5.000 professionnels de santé ont bénéficié de cette revalorisation salariale. Alors que le Premier ministre est en visite à l’hôpital d’Auch, c’est un message fort qui est adressé : l’Etat est pleinement engagé en faveur de la santé dans le Gers.
N.M